DC SHOES X AGNÈS B
AGNÈS B POUR DC, L’ABC DU STYLE
Par Jim Zbinden

TRÈS TÔT, L’ENTREPRISE DE SKATESHOES A COMPRIS QUE LA SNEAKERS POUVAIT ÊTRE PLUS QU’UNE SIMPLE CHAUSSURE : UN OBJET D’ART, DE COLLECTION, VOIRE DE CONVOITISES.
Si, aujourd’hui, la collaboration est de mise dans le skate et le snowboard pour beaucoup de marques, Dc Shoes l’a instaurée depuis bien longtemps. Et si certaines marques ont créé leur notoriété avec ce système, Dc l’a introduit sans fracas en ne misant pas uniquement sur les collaborations pour créer l’identité. Très tôt, l’entreprise de skateshoes a compris que la sneakers pouvait être plus qu’une simple chaussure : un objet d’art, de collection, voire de convoitises. De nombreux artistes ont collaboré à ceci, et de grands noms aujourd’hui reconnus dans le domaine du street art ont fait partie de cette aventure. Kaws, Obey, André, SsuR, Jb Collective, Unkle, Lemar & Dauley, Frost, ne sont que quelques noms parmi tant d’autres, des produits introuvables et largement recherchés sur Internet.
Depuis quelques mois, Dc Shoes rend hommage à ceux qui ont cru en ces artistes et qui bien souvent les ont aidé en les exposant et en leur offrant une visibilité face au grand public. Premier de la liste : Aaron Rose, curateur de la plus grande exposition de street art jamais réalisée, nommée Beautiful losers, événement réunissant la crème de la crème des artistes urbains. Un film retraçant l’aventure de cette exposition hors du commun et de ses artistes est d’ailleurs disponible.
Aujourd’hui Dc rend hommage à Agnès B. Si ce nom est bien souvent associé à la mode, Agnès Troublé de son vrai nom est une véritable pionnière en matière de street culture. Elle s’est intéressée dès 1975 – date de l’ouverture de sa première boutique – à ce phénomène artistique marginal. Ayant compris que cette forme d’art devait être reconnue, elle a ouvert en 1984 sa première galerie consacrée aux artistes de rue. Elle y a exposé des photographes, des artistes provenant de toutes cultures, et des grapheurs. Elle s’engagera dans la défense de ce mouvement artistique et payera même la caution d’O’Clock lors de son emprisonnement à New York. Aujourd’hui la marque s’exporte aux quatre coins du monde avec un nombre considérable de boutiques mais la passion de l’art n’a pas quittée sa fondatrice.
Outre les boutiques, Agnès B a ouvert plusieurs galeries dans le monde comme la Galerie du jour à Paris et Tokyo Wonder Site au Japon où j’ai pu admirer une exposition croisée entre Shepard, Obey, Fairey et Wk Interact, réunis pour la première fois. Elle assure également la publication d’un magazine : Point d’ironie. Chaque numéro est le fait d’un seul artiste, invité pour l’occasion, et qui est totalement libre d’utiliser le support à sa guise. De grands noms comme Yoko Ono, Claude Closky ou Christian Boltansky ont contribué au succès du magazine, qui est distribué gratuitement.
Plus qu’un achat fashion, porter une paire de Dc Agnès B, c’est s’offrir une part de culture. Un choix judicieux de la part de la marque de skate shoes, rendant ainsi ses lettres urbaines à travers un grand nom du stylisme.







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