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LEA LU

lea_luptPERMETTEZ-NOUS DE VOUS LA PRÉSENTER…
Par Corinne Tâche-Berther - Photo  Nicolas Duc / Carhartt

ELLE VOIT DES COULEURS QUAND ELLE ENTEND DES SONS. ELLE A APPRIS LE PIANO TOUTE SEULE. ELLE EST MÉLANCOLIQUE, ROMANTIQUE, ET EN BONNE VOIE POUR ENVOÛTER LE MONDE ENTIER AVEC SES CHANSONS. LEA LU, LA CHANTEUSE D’UN GENRE UN PEU DIFFÉRENT. DE ZURICH-CITY !

Sa voix te touche, son look convainc. Lea Lu, tout juste 24 ans, représentera peut-être bientôt Carhartt, mais aussi la Suisse en tant qu’ambassadrice. En Allemagne, elle a signé avec le label FOUR Music, le même que celui des Fanta4. En Suisse, c’est Sony Music qui mise sur elle. Nous avons rencontré la sympathique Zurichoise issue de la vieille-ville, en compagnie de Manh de Carhartt. Nous nous trouvons au 0815, à la mi-août, un mois avant la sortie de son premier album.

Depuis déjà quatre ans, Lea fréquente la Haute école de musique de Lucerne, dans la section Jazz, chant et claviers. Dans un an, elle aura terminé sa formation. Puis, elle pourra pleinement émerger, voguer vers de nouveaux horizons. Son rêve : conquérir le monde à travers sa musique. Mais pour l’instant, elle est encore totalement plongée dans ses études et les révisions qui vont avec, et quand il lui reste un peu de temps, elle aime le consacrer à son ami. Lors de notre rencontre au 0815, elle revient tout juste de deux semaines de vacances à Los Angeles. Seulement 2 heures de sommeil au compteur, encore sous le décalage horaire, elle paraît fraîche comme un gardon.

Lea, tu as un secret. En fait, tu chantes déjà depuis toute petite et tu savais déjà au fond de toi que tu voudrais devenir chanteuse. A 5 ans, tu prenais déjà des cours de violon, que tu as troqués contre des cours de guitare à 12 ans. Tu as appris à jouer du piano en autodidacte, entre autres parce que tu vois les sons sous forme de couleurs. Tu veux bien nous en raconter plus ?
J’ai grandi avec un problème de perception, la synesthésie. J’associe des informations extérieures différentes, et je vois des couleurs qui apparaissent à l’intérieur de l’œil, dès que j’entends des sons, des chiffres ou des lettres. Ça ressemble à des rêves éveillés. J’ai réalisé que j’avais ce don il y a tout juste 3 ou 4 ans, en voyant une émission à la télé sur le sujet. Jusque-là, c’était normal pour moi.
Tu écris toi-même tes chansons. Qu’en est-il de la légende qui veut que ton inspiration te vienne toujours par jour de pluie ?
Par jour de pluie, je me sens d’humeur mélancolique. Même quand la chanson que j’écris devient positive, elle est toujours empreinte de nostalgie. C’est la base de ma musique. Je ne compose jamais consciemment. Les chansons, et donc les mélodies et les accords, sont comme déjà en moi, puis je prends la guitare et là, tout se met en place naturellement. Je n’écris jamais de notes sur le papier, je joue simplement mes morceaux à mon groupe, avec lequel nous peaufinons le travail. Les mots se forment après que la partie musicale est terminée. Je réalise les textes pour ma propre musique. Parfois je mets une chanson de côté pendant un an, avant de la reprendre. Hawaii est né d’un jet, en 15 minutes.
Qui est-ce qui t’inspire musicalement ?
J’apprécie la musique au caractère fort, unique, comme celle de Jack Johnson, Leslie Feist, Emiliana Torrini et Camille. Ils ont réduit la musique à l’essentiel, sans encombrements.
Quel effet t’a fait l’annonce de la mort de Michael Jackson ?
J’ai grandi avec Michael Jackson. Ma mère était une très grande fan. Mais j’ai seulement réalisé récemment à quel point il était un chanteur incroyable.
Tu te mets dans la catégorie des singer/song-writer. Qu’en est-il du jazz ?
J’ai toujours été très impressionnée par les chanteuses de jazz… par l’alliage formé par la légèreté et la mélancolie qui résonnent ensemble. Tous les deux font partie de la vie.
Tes chansons parlent surtout d’amour. Est-ce que l’image de l’amour que tu t’es faite a changé depuis que tu es avec ton copain ?
Oui. Avant je voyais l’amour de manière moins positive, ce que reflétaient d’ailleurs mes chansons. Maintenant je suis beaucoup plus joyeuse et, quand je regarde autour de moi, je vois encore plus de couleurs. C’est pareil avec le printemps : avant, je le détestais. Cette année, je me suis réjouie pour la première fois des arbres en fleurs !
Pendant l’enregistrement de ton album, tu chantais 8 heures par jour. Ta voix tient le coup ?
Au départ, j’étais un peu inquiète, mais elle est très résistante. Je n’ai été enrouée que deux fois dans ma vie, et les deux fois, j’avais hurlé après quelqu’un.
Où se situent tes limites ?
J’arrive à mes limites quand je perds le contrôle de moi-même. Cela m’arrive quand je suis bouleversée. Mon single Hawaii traite exactement de ce sentiment. Même si j‘essaie de lutter, ça finit par me prendre. Mon autre limite se situe dans la communication. Je suis souvent timide au mauvais moment. Mais je pense qu’on peut dépasser ses limites. Personnellement, je le vois comme un défi, le travail de toute une vie.
Encore une petite question à Manh. Comment as-tu découvert Lea ? Quelle est sa place au sein de Carhartt ?
Je l’ai découvert sur MySpace, et je l’ai mise en contact avec Sony. C’est une chanteuse formidable, une excellente artiste de scène avec sa guitare, et c’est une femme ! Nous avons déjà pas mal d’ambassadeurs masculins chez Carhartt comme Stress et Breitbild, que nous avons également découverts tôt. Une femme comme Lea colle parfaitement à notre collection féminine de cette saison, avec, par exemple, des belles chemises à carreaux. Et je parie que sa musique aura du succès, et pas uniquement en Suisse !

Il ne nous reste plus qu’à souhaiter à Lea Lu de réaliser la carrière dont elle rêve !

Record release : 25 septembre. Sony Music.
www.carhartt-streetwear.ch
www.lealu.ch

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