WILDLIFE
SPOT: LE NOUVEAU CHEF-D’ŒUVRE DE ZIMTSTERN SOUS LA DIRECTION DE MARCO LUTZ
Par Claus Zimmermann - Photos Roger Baumer
POUR LA SECONDE FOIS DÉJÀ, L’EX-PRO ET RÉALISATEUR DE FILMS MARCO LUTZ A TOURNÉ POUR LA MARQUE SUISSE ZIMTSTERN. DANS CE SPOT, MONTRÉ DÈS SEPTEMBRE SUR MTV, VIVA, SHRALP! ET WWW.ZIMTSTERN.COM, ON RETROUVE LES TEAMRIDERS RETO KESTENHOLZ, COLIN FREI, SIMON ABT ET HANS AHLUND DÉMONTRANT LEUR SAVOIR-FAIRE DANS UNE FORÊT AUTOMNALE. INTERVIEW DE MARCO LUTZ PAR CLAUS ZIMMERMANN, MANDATAIRE ET RESPONSABLE MARKETING DE LA MARQUE.
D’où t’est venu l’idée du feuillage, exploitée dans le spot?
Il y a longtemps, tout au début de ma carrière de snowboarder, quand je m’entraînais encore avec mes potes sur le trampoline aux stalefish-grabs et nosebones en été, nous étions toujours très impatients de voir les premiers flocons. Quand on commençait à sentir l’automne arriver et que les premières feuilles tombaient des arbres, nous étions très excités. Le snowboard représentait tout pour nous. C’est de cette passion qu’est née l’idée du film. Imagine-toi qu’il soit déjà possible de rider à l’automne, en un lieu secret, sur des feuilles mortes en forêt. J’avais en tête cette idée depuis pas mal de temps déjà. Je voulais en faire une séquence dans un de mes films de snowboard, mais je n’en avais jamais eu l’occasion. J’étais très heureux et même euphorique d’avoir réussi à convaincre Zimtstern de la pertinence de mon idée. Elle colle parfaitement à la marque. Plus tard, j’ai réalisé que cette idée recelait un sens plus profond, bien plus mélancolique: quand nos glaciers auront entièrement fondu, qu’il ne tombera plus aucun flocon de neige en hiver, glisser sur des tapis de feuilles, si la physique l’autorise, constituera une petite consolation.
Quelles ont été les plus grandes difficultés que tu as rencontrées lors de la concrétisation de l’idée?
Créer un univers qui n’existe pas dans la réalité est ce qu’il y a de plus génial dans la réalisation de films. Mais c’est quand réalité et fiction se rejoignent et deviennent quasiment indissociables que le cinéma devient particulièrement intéressant et passionnant, autant pour le réalisateur que pour le spectateur. C’est cette alchimie qui marque durablement l’esprit. Cette exigence ne simplifie évidemment pas les choses sur le tournage. ça ne se passa pas autrement pour Zimtstern. Chaque réglage devait être mesuré minutieusement et résolu par de nouvelles techniques. Par exemple, la préparation pour le gap de Hans tout à la fin a duré toute une journée. Alors que nous tournions encore en un lieu, un deuxième crew préparait parallèlement le lieu de tournage suivant. Nous avons répandu cinquante sacs de feuillage, creusé un nombre incalculable de pistes dans la forêt à la pioche et à la pelle, et transporté des tonnes de neige de la patinoire à la force des bras. De la neige? Bien sûr, sur quoi d’autre les snowboarders auraient-ils ridé? L’utilisation d’une autre matière n’aurait pas eu l’air naturelle. Nous avons tourné durant quatre jours avec une équipe motivée de plus de vingt-cinq personnes. Nous sommes quotidiennement partis à 5h30 du matin et rentrés au camp après 19h00. Ce fut l’un des tournages les plus épuisants, les plus salissants, que j’ai jamais faits, mais aussi le plus beau, car chaque personne a tout donné.
Le résultat est très réaliste et naturel…
Dès le début, je me suis référé aux principes de base du snowboard, bien que raisonnablement, je ne le souhaitais pas. Après toutes ces années, la légèreté de la glisse, la merveilleuse sensation de défier la gravité, et l’esthétique qui naît de la suite des mouvements demeurent les éléments fascinants du snowboard à mes yeux. Les basics purs donc. Les mouvements des snowboarders dans la forêt devaient avoir l’air extrêmement légers et fluides. Ce ne fut pas évident. Nous avons fait pas mal de tests avant le tournage et nous avons constaté que nous atteindrions ce but à condition de faire rider les snowboarders sur de la neige. Oublie le savon, les tapis de gym ou les roulettes sous la board, ça ne fonctionne pas! Nous avons donc rempli de neige des snakeruns dans la forêt, puis placé la caméra habilement de manière à ce que l’on ne voit rien de blanc à l’écran. Pour cela, je dois évidemment complimenter mon caméraman Lutz Hattenhauer et mon monteur Marko Strihic: ils y sont pour beaucoup dans le naturel des images et la fluidité des mouvements obtenus. Grâce à Hans, on a pu se passer de neige pour deux ou trois plans. Cette tête brûlée prenait des pentes tellement raides, qu’il pouvait les rider même sans neige.
Le spot tout comme le making-of sont à voir dès septembre 2009 sur
www.zimtstern.com. Le projet fut réalisé grâce à la participation de tous les collaborateurs de la maison de production Shining Pictures, sous la direction de Stefan Bircher.

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