JAY-Z… THE BLUEPRINT 3
UNE TRILOGIE DE HAUTE VOLÉE !!
Par Jean-Joël Perrot
11 SEPTEMBRE 2001, BEAUCOUP DE GENS SE SOUVIENNENT DE CETTE TRISTE DATE. MAIS CE JOUR RESTERA GRAVÉ ÉGALEMENT DANS LES ANNALES SUITE À LA SORTIE CE JOUR-LÀ DU DÉSORMAIS CLASSIQUE THE BLUEPRINT. POUR SON SIXIÈME ALBUM SOLO, JAY-Z FRACASSE TOUT SUR SON PASSAGE ET PREND LES RÊNES D’UN MILIEU HIP-HOP EN MANQUE DE LEADER. HUIT ANS PLUS TARD, LE VOILÀ DE RETOUR AVEC UN DISQUE QUE TOUT LE MONDE ATTENDAIT.
En effet, il est temps pour lui de conclure cette historique trilogie. Même si tout n’a pas été évident depuis la fin de sa retraite, il compte bien montrer une nouvelle fois qu’il reste le chef de file du rap US. Après écoute, The Blueprint 3 s’avère la plus belle des réponses ! ! ! Tout commence véritablement en novembre 2007 à la sortie de la B.O. du film American Gangster dans laquelle Jay-Z remet certaines pendules à l’heure grâce à une production léchée et des textes nous faisant replonger directement dans une atmosphère digne de ses premiers opus. Mais dans sa tête, il a déjà une autre idée qui le travaille depuis un bon bout de temps, finir sa deuxième trilogie intitulée The Blueprint.
Après la diffusion sur le net de Jockin Jay-Z et de Brooklyn Goes Hard, deux morceaux loin d’être convaincants, vient la sortie de l’hallucinant single D.O.A (Death of Auto-Tune) produit par No I.D. Sur ce titre très électrique, le boss s’en prend vertement à une grande partie des artistes actuels utilisant l’auto-tune avec abus. Le single et son clip officiel deviennent rapidement un succès critiqué de toutes parts. La machine de guerre est lancée et c’est sur cette excellente dynamique que Jay-Z sort son deuxième titre Run This Town en featuring avec Rihanna et Kanye West. Il n’en faut pas plus pour dire que le maître est prêt à tout emporter sur son passage et convaincre à nouveau les sceptiques que la retraite ne l’a pas ramolli.
ça y est, l’événement de la rentrée est bien là et se confirme à la première écoute. Avec une oreille impatiente mais attentive, l’immersion est totale. L’introduction What We Talking About par Kanye West et No I.D. nous transporte directement dans un état d’apesanteur où l’apparition de Luke du groupe Empire Of The Sun rend le morceau stratosphérique. On sent d’entrée la maîtrise de ses deux comparses qui nous la prouvent par la suite sur les deux excellents morceaux que sont Thank You et A Star Is Born. Puis c’est en solo que Kanye West produit les titres Hate, aux sonorités hypnotiques nous plongeant dans une atmosphère de fin du monde et Young Forever avec la participation de son protégé Mr Hudson. Un morceau très pop, très sucré, où Jay-Z étale les différentes palettes de son flow qui provoque en nous un grand sourire de satisfaction.
Swizz Beatz avec le titre On To The Next One et son sample de D.A.N.C.E de Justice passe à côté de son sujet tout comme Empire State Of Mind, une production d’Al Shux totalement transparente. Mais c’est sans compter sur l’inusable Timbaland qui vient à la rescousse en apportant sa touche personnelle avec les remarquables Off That et Already Home. Sur le premier titre et avec un son très club apparaît la révélation canadienne Drake qui montre tout de suite qu’il n’est pas là pour faire de la figuration. Sur le second c’est au tour du talentueux Kid Cudi d’avoir le privilège, sur une prod plus classique, d’étaler ses capacités de chanteur. On retiendra également l’excellente production et participation de Pharrell Williams sur le titre So Ambitious. Sa marque de fabrique se reconnaît très voire trop facilement mais il est vite pardonné devant l’efficacité de ce morceau et l’enthousiasme qu’il génère, qui en font un titre phare de ce disque.
Pour conclure sa trilogie, Jay-Z, par son charisme, son flow imparable, a su répondre présent et a eu l’intelligence une fois de plus de s’entourer des artistes les plus hypes du moment. Est-ce un défaut ? Seule la carrière de l’album nous le dira. Pour nous c’est un atout !!!

Tu fracasse sa race!
Ton article c’est de la bombe!!
Jte vois direct producteur!
Ca m’soule pas d’avoir lu cet article!
Allez, tout de bon pour le futur!
Bad & Théo