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ASSASSIN’S CREED II

UN ASSASSIN DÉBARQUE DANS LA VENISE ANTIQUE
Par Didier Bonvin

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LE DEUXIÈME VOLET DU SUPERBE ASSASSIN’S CREED EST GARGANTUESQUE : IL COMPREND NON
SEULEMENT UN JEU MAGNIFIQUE, MAIS AUSSI TROIS FILMS ET UNE BD. PLEIN LES YEUX POUR CET AUTOMNE.

Il y a des jeux qui marquent par leur esthétisme et il y en a d’autres qui brillent par leur jouabilité. Assassin’s Creed semble réunir en un coup de maître ces deux qualités. Ce blockbuster des excellents studios montréalais d’Ubisoft restera sans doute dans l’histoire comme un des grands titres de la cuvée 2009. La qualité des premières images fait écarquiller les yeux. Notre assassin se retrouve en plein carnaval de Venise, période Léonard de Vinci. Une petite ballade dans la foule suffit à convaincre, même avec la haute qualité graphique et le nombre de personnages affichés à l’écran, que ce n’est pas juste une cinématique qui tourne, mais qu’on est bien en plein jeu. Loin d’être statique, la foule de figurants, affichés à perte de vue, réagit aux actions de notre assassin encapuchonné. Comme dans le premier tome, pousser des gens ne les laisse pas indifférents, mais cette fois ce sont des dizaines de personnages qui sont ainsi animés.

Même si le jeu est sévèrement scripté, le sentiment de liberté est bien là. Pour atteindre l’étape suivante, libre au joueur d’exécuter des sauts aériens de poutre en poutre ou de se promener et de grimper sur les parois les plus accessibles. Après une rapide ballade sur les toits – et la vue à couper le souffle est agrémentée de feux d’artifice aussi visuels que sonores – le jeu montre à nouveau ce qu’il a dans le ventre. Une machine à voler, reproduite selon les croquis de Léonard de Vinci – toujours lui – permet de planer sur la Venise nocturne. Vertigineux. Des feux permettent d’accélérer et l’engin de da Vinci peut même piquer tel un aigle pour dégommer des ennemis.

La suite, un échange musclé et viril dans une cour, permet de se rendre compte de la qualité et de la variété des combats. Toutes sortes de coups sont possibles, combos, poings et armes sont utilisables et on peut même s’emparer des armes des ennemis. Les actions – peu recommandables – du héros, sont variées. Eliminer un ennemi peut se faire de manière plus ou moins furtive ou plus ou moins gore. On peut même défenestrer ces pauvres figurants de pixels.

Mais ce n’est pas tout. Histoire d’assurer le hype autour d’Assassin’s Creed, Ubisoft n’a pas lésiné sur la promo. Trois films de dix minutes, cette fois avec des acteurs en chair et en os, ont été tournés à grands renforts d’effets spéciaux. Le résultat : des mini-films époustouflants à la réalisation spectaculaire. Pas étonnant quand on sait que c’est le studio Hybrid qui s’est occupé de ces visuels de très haut vol. Oui, c’est le studio qui est derrière les monstrueux blockbusters Sin City et 300 ! Excusez du peu. Gargantuesque, Assassin’s Creed est sur tous les fronts. En plus de ces mini-films qui en mettent plein la vue, Ubisoft a encore créé une BD dans l’univers d’Assassin’s Creed.

Cet automne, à moins de le passer dans une cave, difficile d’échapper à la déferlante marketing
d’Assassin’s Creed. Notre assassin sera sur tous les fronts. Et vu la très haute qualité de ce titre, on ne va pas vraiment s’en plaindre.

ac2_ps3_pack1Système PS3, Xbox 360
Age 16+
Evaluation 5/6

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