JONATHAN KELSEY
LE CHRISTIAN LOUBOUTIN ANGLAIS
Par A.L.
EN PASSANT DU DESIGN DE CHAUSSURES À CELUI DU BELVIE BAG POUR LA MARQUE DE VODKA THE BELVEDERE, JONATHAN KELSEY DÉMONTRE QU’IL A PLUS D’UN TOUR DANS SON SAC. COMPLICE DE CETTE NOUVELLE CRÉATION, LA CHANTEUSE ESTELLE A JOUÉ LES MUSES POUR LE DESIGNER ANGLAIS. RENDEZ-VOUS EST PRIS AVEC LUI DANS L’AMBIANCE SURVOLTÉE DES BEAUTIFUL PEOPLES À LA SOIRÉE DE LANCEMENT DE LA BELVEDERE BLACK RASPBERRY À LONDRES.
On vous présente souvent comme le Christian Louboutin anglais. Qu’en pensez-vous ?
C’est très flatteur. Il est très talentueux, sa réussite est spectaculaire et sans précédent, et comme j’admire beaucoup son travail, ce compliment est particulièrement charmant.
Estelle représente-t-elle une icône de mode contemporaine pour vous ?
Elle a un grand sens du style fun et n’hésite pas à s’habiller différemment. J’adore cela, ce goût du risque sans craindre le faux pas. Et comme toute star sensible à la mode, elle n’hésite pas à porter des créations de jeunes créateurs émergeants pour les soutenir. Alors oui, avec ses qualités bien distinctes, je pense qu’elle est une icône de mode d’aujourd’hui.
Quel était le challenge pour vous lorsque vous avez accepté de dessiner le sac The Belvie ?
C’est mon premier sac à main. L’approche du processus du design était en conséquence très différente que tout ce que je connaissais déjà. J’ai tellement l’habitude de dessiner des chaussures que l’expérience a été excitante et inspiratrice. J’ai beaucoup aimé travailler sur quelque chose d’inédit.
Votre style est souvent qualifié de glamour et décadent. Que représente la décadence pour vous ?
J’imagine que pour mes créations, les gens utilisent le terme de décadence parce qu’elles accrochent le regard et sont provocantes. Pour le Belvie bag, mon ambition était de créer quelque chose qui soit voyant. Il y a beaucoup de détails, de boucles et d’accroches. Les matériaux que j’ai choisis sont aussi travaillés, comme le métal doré, le cuir ivoire avec impression en croco, ou encore la doublure en daim couleur framboise à l’intérieur du sac.
Vous vous inspirez souvent des années 20. Vous sentez-vous nostalgique d’un temps que vous n’avez pas connu ?
Ce n’est pas de la nostalgie, mais simplement le style qui me correspond le mieux. L’esthétique des années 20, dans la mode, l’architecture et l’ameublement, m’inspire énormément.
Avez-vous déjà envisagé de créer une collection de mode ?
J’ai étudié l’habillement féminin au St Martins College à Londres, j’ai donc des antécédents en la matière. Mais non, je suis définitivement plus fait pour les accessoires.
Vous voyez-vous comme un artiste ou un designer ?
Un designer.
Vous est-il déjà arrivé de penser “cette fois, j’ai atteint la perfection” en dessinant un modèle ou la recherchez-vous encore ?
Je ne recherche pas la perfection. Je pense qu’essayer de l’atteindre, quel que soit le domaine, est dangereux, car elle n’existe pas. Je préfère expérimenter et essayer de nouvelles choses, travailler en collaboration avec des gens qui m’inspirent en permanence. Parfois le résultat est juste, parfois non. Mais tout cela doit surtout rester un plaisir. Je ne veux pas me prendre la tête quand je crée.
Rêviez-vous de la pantoufle de vair perdue de Cendrillon lorsque vous étiez enfant ?
Non, je n’ai jamais aimé les films de Walt Disney. J’ai vu Bambi quand j’étais très jeune et je suis encore traumatisé par la mort de sa maman !
Portez-vous une attention particulière à vos propres chaussures et quelle est votre paire de chaussures préférée ?
Vous voulez dire les chaussures que je porte moi-même ? Je suis toujours en Converse, j’en ai au moins vingt paires. J’ai aussi une magnifique paire de Prada noire que j’adore.


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