LES OKAZ DÉBARQUENT À LA FNAC
LES HÉROS REPRENNENT LE POUVOIR
Par Laurent Cretenet
VOUS AVEZ PLIÉ VOTRE DERNIER JEU EN UNE SEMAINE ? VOUS EN AVEZ MARRE DE LAISSER DORMIR VOS TITRES FAVORIS DANS LE TIROIR ? ALORS FAITES D’UNE PIERRE DEUX COUPS EN LES RAMENANT À LA FNAC, VOUS POURREZ AINSI INVESTIR DANS DU NEUF.
Les Okaz Gaming ne révolutionnent pas la vente de jeux vidéo. Mais le modèle commercial, qui fonctionne bien en Europe et existe déjà en Suisse, prend désormais ses quartiers dans les locaux de la Fnac. Le deal est simple. Les joueurs sont invités à ramener leurs jeux contre un bon d’achat. La valeur retournée immédiatement au propriétaire varie selon le potentiel de vente du titre. Par exemple, Mario Kart ou Super Mario Galaxy Wii rapportent chacun 20 francs. De son côté Fable II, populaire et plus récent, remplit la bourse à hauteur de 25 francs. Quelques conditions doivent être réunies. Le vendeur doit posséder la boîte d’origine et il est nécessaire que le tout jouisse encore d’un état convenable. De plus, la Fnac réclame une pièce d’identité afin d’éviter les jeux d’origine douteuse.
La manœuvre commerciale pose tout de même une question importante. En quoi la Fnac a avantage à proposer un jeu d’occasion alors que le même est vendu neuf dans les rayons d’à côté ? Olivier Réaut, directeur des produits CD / DVD / Games explique simplement le phénomène : “Nous voulons faire tourner les jeux qui dorment surtout pour les gros gamers qui terminent un titre en une semaine”. “De plus, un client qui sort de notre magasin avec un jeu d’occasion ne l’aurait sans doute pas acheté au prix fort. C’est comme les gens qui téléchargent des centaines de chansons mais qui ne les auraient pas achetées s’ils n’avaient pas pu les avoir à l’œil”.
Pour le client, c’est du 100% ! Les jeux dépassés trouvent une seconde jeunesse et des titres parfois absents des rayons redeviennent accessibles dans une fourchette de 10 à 60 francs. Et pas de soucis pour le bon fonctionnement du soft puisque la Fnac le garantit 15 jours.
Le marché des CD et des DVD souffrant trop du piratage, pourquoi ne pas appliquer cette formule aux livres ? Julien Kervio, responsable marketing, clarifie la situation : “Le monde du jeu vidéo est particulier. Le joueur recherche des nouveautés et n’hésite pas à se séparer d’un produit récent pour satisfaire ses envies”. Il est vrai que ça ne s’applique pas aux livres dont le rapport avec l’acheteur est plus personnel.
L’ouverture de ces espaces Okaz Gaming dans les Fnac annonce une bonne nouvelle pour les joueurs, qu’ils soient acheteurs, vendeurs ou les deux. D’ailleurs un slogan le souligne : “Les héros ne meurent jamais. Ils reprennent le pouvoir !”


Moi je boycott Okaz Gaming.
Vous connaissez http://www.splitgames.com ? C’est un site tout simple, dont le principe est de permettre aux joueurs de s’échanger leurs jeux entre eux, sans avoir besoin de sortir un centime. Chaque jeu a sa “cote” (dépendante de son ancienneté, de sa notorieté, etc) qui vous crédite des points lorsque vous l’envoyez à quelqu’un, ces points pouvant être dépensé ensuite pour se proccurer d’autres jeux. Quand le site était a son apogée, c’était très efficace.
A côté de ça, on a récemment vu apparaitre Okaz Gaming, qui s’appuye sur la notorieté du réseau Fnac pour contrôler -à son échelle- le marché de l’occasion et au passage prendre une commission.
D’un côté un service complétement gratuit, ouvert, basé sur le partage. De l’autre une machine commerciale grandissante où le vendeur comme l’acheteur se font plumer, comme dans beaucoup d’autres.
Et vous savez quoi ? Fnac Gaming Network a racheter splitgames.com. Eh oui, il lui appartient maintenant. Le souci, c’est que leur but est de faire crever ce dernier, de le tuer dans l’oeuf pour qu’il n’entrave pas ses projets. Des preuves ? Le catalogue de jeux n’est plus mis à jour. Les modérateurs ne répondent plus aux prises de contact. Les messages de discussion concernant ce dont je parle sont effacés discretement de l’espace Askit (seul espace d’échange entre joueurs). Sur tous les sites du Fnac Gaming Network (exemple http://www.playfrance.com/), http://www.splitgames.com est le celui qui n’apparait jamais. Les conséquence ? Des centaines de joueurs ont envoyé leurs jeux et ont accumulé des points qu’ils ne pourront jamais dépenser car personne ne vient plus y proposer de jeux. Le site va mourir et si personne ne reprend l’idée, les joueurs seront comdamnés à passer par des organisme qui alourdissent la note au passage.
Dommage, c’était une bonne idée.