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TONY HAWK INVITATIONAL

thiGRAND PALAIS, PARIS, 20 NOVEMBRE 09
Par Cira Riedel & Corinne Tâche-Berther – Photo Quiksilver

HAWK, UN NOM QUI EN DIT LONG, EN REGARD DE L’HOMME QUI LE PORTE, DE SA SILHOUETTE QUI SE DESSINE DEVANT LE CIEL NOCTURNE TRANSPERÇANT LE PLAFOND DE VERRE GIGANTESQUE DU GRAND PALAIS, UN NOM QUI RENVOIE À SON HOMONYME, LE FAUCON.

Ce week-end, le Tony Hawk Show a volé de sa superbe à la Tour Eiffel. Tout le monde était là. Non seulement quelques milliers de skateurs parisiens heureux, mais aussi Slater, Jeremy Flores, Lisa Andersen, Travis Rice, Lyn-Z Adams, Torah Bright, Miky Picon, Robert Territheau, Tom Carroll, Mathieu Crepel, Candide Thovex, Markku Koski… Tous les athlètes de haut niveau, tout le personnel qualifié et les dirigeants de renom de la célèbre marque au logo à la vague et au volcan. Personne ne manquait à l’appel. Et le Grand Palais fut GRAND, en cette soirée qui entrera dans l’histoire de Paris et dans celle de notre illustre industrie, car personne n’avait encore osé faire quelque chose de semblable. Un peu comme si le volcan était enfin entré en éruption, dans une seule et ultime explosion, pour nous laisser sans voix.

Il existe des tonnes d’événements: certains s’accrochent à notre mémoire, d’autres s’effacent à la vitesse d’un e-mail de compte rendu que l’on efface, et quelques-uns détiennent le pouvoir de changer des vies. La vie de Lyn-Z Adams par exemple, première femme qui posait un remarquable mc-twist avant de se laisser porter en triomphe par Tony Hawk et ses potes, et par un public enthousiaste. Lui-même réalisait un 900° parfait. Tant de forces créatives, tant de réussites sur ce sol de pierre, imposait aux esprits un sentiment ; cette salle voûtée grandiose s’en souviendrait des siècles durant. C’était bien plus qu’un simple défilé de mode accompagné d’une démo sur une rampe verticale délirante, avec un écran géant en arrière-fond et un street parcours. C’était un show qui ressemblait à un concert, à un cirque rêvé dans un monde d’excentriques et d’idéalistes. Jamais Tony lui-même ne se serait douté qu’il arriverait aussi loin, avec sa simple planche à roulettes. Mais il l’a fait, à une époque où ce genre de sport marginalisé ne tenait aucune promesse. Au début des années 80, il fit une demande de sponsoring à Quiksilver, qui la rejeta dans un premier temps. “Mais je leur ai pardonné”, dit-il dans son micro, en riant. Aujourd’hui son portrait de 10 mètres de haut, suspendu sous la coupole de verre à côté de ceux de quelques-uns de ses amis comme Sandro Dias et Serge Ventura, marque des générations entières. Tony en revanche paraît effacé, même un peu terne, très sérieux. Il semble lui-même surpris par ce qui lui arrive, et admet se sentir sous pression en prêtant son nom à cette gigantesque campagne. Mais en lui offrant l’occasion de le prouver, on remarque qu’on a affaire à un roi, un vrai.
Interview rapide:
Qui est le prochain Tony Hawk?
Pour moi c’est Shaun White.
Quelle est la plus grande révolution dans le skateboard?
Le fait que la reconnaissance est devenue beaucoup plus globale. Les parents n’ont plus peur d’envoyer leurs enfants skater. Et qui sait, peut-être que le skate deviendra discipline olympique à Rio? Ça semble assez sûr, et ce serait un coup énorme pour le futur du skate, bien que le skate a bien plus besoin des JO que les JO du skate.
Quel regard portes-tu sur tes jeux de skate?
Ils sont irréels… Ride est meilleur que tout. On n’a même plus besoin d’un joystick! La planche dotée de micro-capteurs enregistre chaque mouvement et reflète ainsi ton ride.
De quoi es-tu le plus fier?
D’avoir fait carrière dans le skateboard tout en devenant un père responsable et adulte.
Comment choisis-tu tes sponsors?
Je les choisis avec passion. Ce sont des marques dont je parle volontiers.
Tu sembles toujours être autant en forme. Quel est ton secret?
C’est peut-être parce que je n’ai jamais arrêté le skate, mais je n’ai pas de secret. Mes genoux sont foutus, mes os craquent, ma nuque aussi… Je continue, tout simplement.
As-tu un rêve?
Monter le Tony Hawk Tour en Europe.
Dis-nous en plus sur ta fondation:
La Tony Hawk Foundation a déjà investi 3 millions de dollars dans 450 skateparks, dans des banlieues qui ne pouvaient pas se le permettre. De cette manière, nous aidons des communes désavantagées à offrir des alternatives saines aux enfants.
Et quoi d’autre?
Est-ce que tout ça est “for real”?

www.thride.com
www.tonyhawk.com

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