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AVATAR

LE FILM EN 3D DONNE UN JEU TOUT PLAT
Par Didier Bonvin

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LE NOUVEAU FILM DE JAMES CAMERON RESSEMBLE À UN JEU VIDÉO. SON ADAPTATION POUR CONSOLE EST ÉVIDENTE… MAIS ELLE NE RESSEMBLE POURTANT PAS À UN FILM.

Comme le dit si bien l’adage populaire : “Avatar que jamais” ! Après une décennie de silence et de secrets, James “Titanic” Cameron sort enfin son nouveau film, Avatar, assorti d’un jeu vidéo. Et pour ce faire il s’est associé, selon ses déclarations, avec les meilleurs studios en la matière : Ubisoft. C’est sympa pour les autres, mais il est vrai qu’Ubisoft sort depuis quelques années des titres parmi les meilleurs au monde, et c’est un des rares studios à avoir évité de transformer une licence de film en grosse daube. On se souvient de l’adaptation réussie du King Kong de Peter Jackson.

Avatar en jeu ne ressemble pourtant pas à un film ! Il manque cruellement de mise en scène, un comble pour une adaptation de film. On s’attendait à retrouver les images époustouflantes du grand écran, mais ce n’est pas le cas. Même si certaines scènes se retrouvent quasiment à l’identique dans le jeu – comme le moment où le soldat est scanné pour être transmis dans le corps de sa créature avatar – la mise en scène magistrale de Cameron n’est pas là.

Le jeu ressemble sous bien des aspects à un illustre prédécesseur, la crème de la crème en matière de shoot SF, Halo. Dans Avatar, notre soldat se ballade sur une planète hostile et, avec la finesse d’un impérialiste américain, tire sur tout ce qui bouge… comme dans Halo. Notre G.I. du futur dispose d’une panoplie d’armes futuristes et peut même piloter des véhicules… comme dans Halo. Mais là où Halo brillait justement par une mise en scène exceptionnelle, Avatar en manque cruellement.

La jouabilité, les déplacements et le système de jeu sont assez réussis, mais avec Ubisoft aux manettes on s’attendait à mieux. L’ensemble manque d’âme et de vie. Sur les bases, les personnages semblent figés dans l’attente qu’on interagisse avec eux et les créatures ennemies ne semblent pas avoir d’autres fonction que de venir par vagues pour servir de chair à canon. Le résultat est très jouable, mais avec un vague arrière-goût de non abouti. Comme si des rails, peut-être imposés par James Cameron, avaient empêché une certaine créativité. Le jeu, très classique, se classe au rayon shoot SF et reste fidèle sur bien des points à l’univers du film.

>L’argument marketing avancé par James Cameron est que le jeu est un complément au film et donne plus d’explications. Peut-être, mais on aurait aimé évoluer dans un titre plus passionné.

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