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MOUNTAIN RIDERS

mountain-riders_ptleur but : protéger la montagne
leur démarche : agir et
sensibiliser concrètement

Par Corinne Tâche-Berther – Illustration Jenay Loetscher

Dans l’écologie, une nouvelle ère est arrivée. Une ère consacrée à agir, à amener des réponses constructives et des solutions concrètes aux intéressés pour ainsi aider l’individu à réduire son impact sur notre planète Terre. Mountain Riders montre l’exemple…

Nous avons rencontré Stewart Sheppard et Erwann Jégousse, le président de la fameuse fondation-association, à Genève, un beau jour de décembre, et nous leur tirons notre chapeau, fascinés devant tant de dévotion pour cette cause. Passionnément, ils sont en train de conquérir les stations et les marques, et le nom de leur association se répand à une vitesse grand V bien au-delà de la France. Mais que font réellement ces mountain riders ?

C’est parce qu’ils ont envie de continuer à rider nos belles montagnes que le projet, en constante croissance, est né en 2001. Aujourd’hui, l’association à but non-lucratif compte six salariés et cent bénévoles actifs. Ils prônent un développement économique nécessaire, et apportent surtout des réponses à la question d’une gestion individuelle tenant compte de la réalité mais réduisant activement notre impact sur cette terre. Leur inspiration ? Surfrider Foundation. Ainsi, Mountain Riders a démarré avec le ramassage des déchets, non pas sur les plages, mais sur pistes. L’an passé, sur 55 stations, 30 tonnes de déchets ont été ramassés par 3500 bénévoles. Mais cela ne suffit pas pour marquer véritablement les esprits. C’est alors qu’ils ont créé, entre autres, l’éco-guide des stations et l’éco-guide du matériel de la montagne. Des outils professionnels et utiles qui démontrent ce que nous pouvons faire pour laisser moins de traces sur notre planète. Et si des questions restent ouvertes à ce sujet, les membres de l’association se tiennent à disposition des intéressés dans leur stand en station durant 250 jours par an, hiver comme été ! “Il n’existe pas une approche standard. On n’a pas LA solution pour tout le monde. Il est pourtant possible de réduire considérablement l’impact personnel quand on va à ski. Celui-ci peut varier d’un facteur entre 1 et 7 et pour parvenir à un impact minimum, il ne faut même pas un immense effort”.

Les employés de Mountain Riders agissent entre autres dans les écoles ou font venir les élèves sur leurs stands qui accueillent diverses expositions pour apporter savoir et savoir-faire pour activement réduire l’impact individuel sur la planète.

Leurs projets d’avenir ?
S’attaquer à l’Europe, y avoir un référentiel pour les marques (en collaboration avec 7skygreenroom.com et Eurosima) et retrouver partout la même info comme base de comparaison. Ils envisagent également le développement d’outils pédagogiques par âge à travers une formation afin de permettre aux cibles de se reconnaître dans ces discours.
Leurs objectifs ?
Donner les clefs pour le changement et encourager à passer à l’acte. Sensibilisation, éducation et formation.
Leurs postes et secteurs :
Laurent : directeur qui gère l’équipe côté finances et administratif, créateur du secteur écolier, (directeur de la protection des biches).
Stewart : éco-guides et développement international.
Florent : éco-évènements, accompagnement évènementiel…
Camille : communication.
Louis-Marie : bureau d’études, bilan-carboneTM, accompagnement technique de la Charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne. “C’est un outil de gestion pour les stations pour les encourager à aller dans le sens du développement durable avec 130 points à suivre. Mais ceci n’est pas obligatoire. Chaque station peut créer sa station du futur par rapport à ses ressources, possibilités etc. Avec cette charte, l’ANMSM (Association Nationale des Maires de Stations de Montagne), en collaboration avec Mountain Riders et l’ADEME (Agence française pour le DEveloppement et la Maîtrise d’Energie) a créé un outil de diagnostic avec 2000 indicateurs. De plus, signer la charte signifie créer un comité local avec tous les stakeholders possibles : les magasins, l’industrie, les hôtels mais aussi les associations et les particuliers qui vivent en station… Le développement durable peut seulement se faire si tout le monde y participe”.
Eric : développement d’outils pédagogiques et animations.
Vision du futur :
Tous les écologistes sont daltoniens et voient tout en vert…
Ne plus exister ! Ce jour-là, ce sera cooool ! On pourra aller rider tranquille !.
La suite de leur histoire :
Conseiller les gens et améliorer ce qui a déjà été fait.
La situation actuelle :
Il y a une bonne prise de conscience, avec un passage à l’acte plus difficile mais c’est en train de changer plus vite que ce que l’on pensait. Jusqu’alors, les changements de comportement, les prises de conscience prenaient une génération. Maintenant c’est en train de s’accélérer.
Avant nous faisions de la sensibilisation, aujourd’hui nous pouvons déjà acheter responsable et concevoir responsable. Nous remontons la chaîne.
Beaucoup de gens ont peur de changer, parce qu’ils pensent que cela implique moins de ci moins de ça… Mais ce n’est pas vrai, ce n’est pas moins, c’est juste différent. Il faut faire les choses différemment aujourd’hui.
Nous sommes loin de l’écologiste barbu qui vit dans une yourte avec des vêtements en poils de yack qui grattent…
Notre message est : nous ne pouvons pas arrêter le développement économique, mais nous pouvons réduire notre impact !

La fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme soutient activement Mountain Riders.

www.mountain-riders.org

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