BATTLEFIELD BAD COMPANY 2
Les bad guys de Suède reviennent
Par Didier Bonvin
La suite de l’étonnant Battlefield Bad Company se présente sous les meilleurs auspices, avec un scénario passionnant et un multijoueurs soigné. Visite des studios de création Dice, au cœur de Stockholm.
Ciel gris et sol blanchi par la neige, Stockholm, en plein hiver, donne l’impression d’être enveloppé dans un coton gelé. Un univers calme, glacé et féerique pour la patrie des plus célèbres hardcore gamers. C’est là que se concocte la suite de Battlefield Bad Company, un deuxième volet plus noir, plus sérieux, alors que l’humour de bidasse a fait la caractéristique et le charme du premier volet. Que les fans se rassurent. .Tous les personnages de la Bad Company sont à nouveau réunis, mais cette fois pour une mission nettement plus tendue, même si on retrouve ça et là les commentaires débiles qui sont devenus la marque de fabrique du premier épisode. Le studio Dice, qui travaille sur cette suite très attendue depuis deux ans, se trouve au cœur de la capitale suédoise, au sommet d’un building qui ressemble à un paquebot d’acier et de verre surplombant un bras de mer et la ville. Le fameux studio est entièrement vitré, ultra design, et la vue est à couper le souffle. On voit, à hauteur de vol de mouette, les plus beaux bâtiments de Stockholm, ainsi que ses lacs. A l’intérieur de Dice, tout est design, sobre, ultramoderne et fonctionnel. Il y a même un fitness ! “Quand on est là, on a envie de rester. On n’a même plus envie de rentrer chez soi, c’est superbe” s’enthousiasme Dominik une jeune et charmante testeuse et fan de Battlefield. Gordon Van Dyke, producteur du jeu, ne cache pas son enthousiasme : “C’est le plus beau bureau de la ville, je me vois mal le quitter !” Il travaille chez Dice depuis 4 ans et est très enthousiasmé par ce deuxième volet. “On est une petite équipe. Notre effectif a culminé à 90 personnes à un certain moment. Rester en team réduit, avec le leadership fort de Karl Magnus, est un élément clé pour aboutir à un produit final magnifique”. Effectivement, les quelques PS3 et Xbox 360 qui permettent de s’essayer à la campagne solo décoiffent. On y passe d’un assaut dans la jungle à une course-poursuite dans la neige en plein Alaska, sans oublier un passage mouvementé en hélicoptère. On n’en dira pas trop, mais toutes ces expériences de jeu font que l’on ne s’ennuie à aucun moment. Le contexte : dans une ambiance digne de la guerre froide (ça tombe bien pour une création en plein Stockholm congelé), les Etats-Unis et la Russie sont à nouveau à deux doigts du clash. La Russie construit une nouvelle arme secrète qui pourrait changer le cours des événements. Bigre ! Le team Bad Company, peu orthodoxe, se retrouve avec l’angoissante mission de mettre la main sur le scientifique qui pourrait aider à déjouer les plans de la vilaine Russie. Une aventure scénarisée comme un film qui va emmener l’équipe de l’Amérique du Sud à l’Alaska. Encore plus réjouissant, le jeu pourra être joué en 3D (c’est à la mode depuis Avatar) pour peu que l’on possède un PC (sur)équipé. WLes composants 3D procurent une expérience unique. Je l’ai essayé, c’est très cool de voir des éléments flotter dans les airs” se réjouit Gordon Van Dyke. Mais on est encore loin de l’adoption du gaming en 3D par un large public. “Pour que la 3D décolle dans le jeu, il faudrait l’impulsion d’un James Cameron, car la technique existe depuis un moment” remarque Van Dyke. A part la 3D, il faut aussi noter, au chapitre des innovations techniques, l’accès au mode multijoueurs dans des parties très rapides appelées “Squad Rush”. Aussi vifs qu’un rush d’adrénaline, ces deathmatch permettent de s’affronter par team de quatre avec un but central: un véhicule. Les tests se déroulent dans une salle remplie d’écrans géants et de bruits d’explosion. Quant au jeu final, lui aussi, il promet de faire beaucoup de bruit. Pendant que les tests battent leur plein, Karl Magnus, comme une rock star, est maintenant occupé à dédicacer des copies de Battlefield Bad Company pour les fans.









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