I BLAME COCO
“Rock deluxe”
Par Olivier Rohrbach – Photo: © all rights reserved

La musique fait indubitablement partie de l’ADN d’I blame Coco, la fille de Sting et Trudie Styler. Pour preuve : son premier opus brille de mille feux et a tout pour devenir un grand classique. Rencontre avec une rockeuse de diamants.
Comment dire… I blame Coco dégage une aura de star alors qu’elle vient tout juste de fêter ses 20 printemps et que son premier album est à peine dans les bacs. Est-ce son passé de modèle (elle a posé pour une pub Burberry), son regard troublant ? Que nenni. Cette rockeuse anglaise n’est pas une mademoiselle tout le monde ! Fruit de l’union entre Sting et Trudie Styler, elle est le troisième des quatre enfants du couple. Née à Pise, elle a été aussitôt “réexpédiée” en Angleterre où elle vit aujourd’hui. Alors que les “filles ou fils de” affichent parfois une pointe d’arrogance, ce n’est pas le cas d’I blame Coco.
Aujourd’hui la jeune femme est en transit à Zurich, avant de repartir dans quelques heures pour Oslo où son infernal périple promotionnel continue de plus belle… Ce soir et pour la première fois dans ses nombreux voyages, le hasard fait que son Sting de père joue le même jour à l’Hallenstadion. Bien sûr, elle ira lui faire la bise et promet qu’elle assistera à la seconde partie de son show. Ceci étant dit, elle semble ne pas vouloir s’étaler sur le sujet : “Cela m’ennuie car ma famille ou mon père n’ont rien à voir avec ma carrière, ni ma musique. J’adore mes parents mais ma musique et ma famille sont pour moi deux choses très distinctes. On ne se voit pas très souvent car comme ils vivent désormais aux USA et moi à Londres, ce n’est pas facile de trouver un lieu ou une date !”. De là à demander si la jeune femme ressent de la pression à l’aube de la sortie de son premier opus, il n’y a qu’un pas : “Bien sûr. J’ai peut-être un peu plus de pression qu’une autre nouvelle artiste mais qui n’en a pas ?”. Autant dire que Coco n’est pas du genre à se laisser intimider.
I blame Coco, de son vrai nom Eliot Pauline Styler-Sumner, a publié son premier maxi à l’âge de 17 ans. Comme il était justement baptisé I blame Coco elle a décidé de garder ce pseudo : “Coco c’est un peu ma rivale. C’est aussi le personnage que j’interprète dans mes chansons et qui est un peu une version ‘extrême’ de la personne que je suis. Enfin, c’est une référence à Coco, le clown mythique des années 50. J’aime les clowns car ils sont obligés d’afficher la joie alors que leur cœur est parfois triste”. A l’écoute de The Constant, la tristesse ne semble pourtant pas être la tasse de thé d’I blame Coco. Rock, envolées electro et pop grand cru : la jeune femme affiche une forme olympique et s’est entourée des producteurs suédois les plus doués, à l’image de Klas Ahlund (Robyn, Britney Spears, Sugababes…). “J’ai enregistré et écrit mon album à Stockholm. Je suis une grande fan des Teddybears. Lorsque j’ai fait écouter mes démos, plusieurs personnes m’ont fait remarquer que mon style était très similaire au leur et c’est ainsi que l’on m’a présenté Klas avec lequel je suis devenue amie. J’ai commencé à écrire des chansons, à jouer de la guitare”. Le résultat ? Treize titres, treize sans fautes dont l’imparable single Caesar avec Robyn en featuring. On y découvre aussi une reprise très réussie d’un hit 80’s de Neil Young, Only Love Can Break Your Heart : “En Grande-Bretagne, les eighties sont très à la mode chez les jeunes de mon âge. C’est aussi la première musique que j’ai écoutée quand j’étais petite”. A propos de rengaines néo-80’s : serait-elle prête un jour à reprendre un titre de The Police ? “Non !”, rétorque avec dynamisme la jeune femme, un peu comme s’il s’agissait d’un blasphème !
Quand I blame Coco n’est pas en tournée, elle adore rester chez elle et concocter d’exquis petits plats même si elle a perdu l’odorat il y a quelques années, suite à un terrible accident à Los Angeles : “Ce n’est effectivement pas très pratique et paradoxal quand on aime la bonne cuisine. D’un autre côté, c’est bien de ne pas pouvoir sentir les odeurs quand on est dans les festivals, quand on a des chiens, ou que l’on se retrouve dans certains studios d’enregistrement ! A l’inverse, c’est un peu ennuyeux quand je fais bouillir du lait ou si mon appartement n’est pas très propre !”.







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