CAPRICES FESTIVAL
Du 6 au 9 avril 2011 à Crans-Montana
Par Ismael Tlili | Photos : All rights reserved / Samuel Bonvin © Benny
En avril, le Caprices Festival rempile une fois encore sur les pentes de Crans-Montana avec une affiche des plus exceptionnelles. Où les valeurs sûres de la musique se retrouvent côte à côte avec la scène montante. Le show qui nous attend prendra place du 6 au 9 avril dans l’archipel alpin, au-dessus des nuages, du moins on l’espère.
Cela fait huit ans qu’il joue avec le temps et le tempo. Les badauds de tous horizons répondent à l’appel de la musique par leur présence. Rockeurs et clubbers se côtoient allègrement et la clameur qui en résulte sert d’émissaire aux artistes. Cette année le festival recevra les monstres du métal Scorpions, le digne héritier du reggae Damian Jr. Marley, le duo passionné d’AaRON, le génie de l’électro Paul Kalkbrenner, et beaucoup d’autres, venus assouvir nos pulsions musicales d’érudits.
A Crans, 2011 sera placée sous l’égide de l’électro, avec une programmation hédoniste de DJ’s virtuoses. Des lieux exceptionnels feront de l’ombre aux colossaux sommets de la région. Paul Kalkbrenner promet de faire vibrer vos entrailles avec son électro berlinoise massive, et le déjanté trio parisien dOP nous gâtera d’un show exaltant.
Mais qui de mieux placé pour parler du Caprices que son propre et jeune directeur, Samuel Bonvin (33 ans) que nous avons rencontré dans son office lausannois.
Dans cette overdose d’événements, de soirées, de festivals, comment faites-vous pour sortir du lot ?
Premièrement c’est un festival hivernal. La Suisse possède une grande culture festivalière et est très exigeante. Cette période est plutôt creuse pour le public. Notre festival se déroulant durant l’entre-saison, il sert d’ouverture à l’été. De plus Crans-Montana offre un dépaysement aux festivaliers, ce qui leur permet de se déconnecter du quotidien.
Quelle est la meilleure partie d’un festival à vos yeux ?
Pour moi c’est le moment où il y a le plus de monde dans l’enceinte, lorsque les gens ont les bras tendus vers le ciel et qu’ils laissent transparaître leur bonheur. Voir le public heureux, c’est ça l’important.
Est-ce qu’avec le temps la passion reste ?
Oui clairement ! Chaque année est un nouveau challenge qu’il soit artistique ou financier. C’est simplement génial de participer. C’est un milieu qui n’arrête pas de changer et en faire partie est très gratifiant.
Comment est-ce qu’on se sent après quasi une décennie d’événementiel ?
On se rend compte qu’il n’y a pas d’acquis. Il faut savoir sentir la demande et agir en fonction. C’est stimulant d’innover, que ce soit dans la recherche de sponsors, le confort, la déco, les tendances, etc. Après une décennie on en redemande.
Est-il plus facile d’organiser un festival aujourd’hui qu’il y a dix ans ?
Au début on a des penchants un peu mégalos, tout paraît toujours facile, mais l’insouciance s’en va vite et on retombe sur terre. On a dû apprendre à gérer les flots et maintenant on tient le cap.
Est-ce que vous sentez une différence avant et après la crise ?
La crise n’a pas eu d’incidence sur le public. Les activités de notre billetterie sont en constante augmentation et la consommation ne s’est pas amoindrie. Quant au sponsoring et aux investisseurs, c’est une autre paire de manches : il faut choyer les entreprises et continuellement booster nos services pour qu’elles continuent à nous soutenir.
Est-ce que les artistes ont plutôt tendance à tirer profit de la situation ou au contraire est-ce les soldes pour vous ?
Malheureusement les têtes d’affiche ne connaissent pas la crise et ce sont les petits groupes qui en pâtissent. Les grands continuent d’être sollicités aux quatre coins du monde pendant que les petits ne peuvent que s’adapter.
A votre avis quel est le niveau de la programmation de cette année par rapport aux précédentes ?
ça va dans la continuité de l’année dernière. Tout le monde s’y retrouve, on a une mixité d’artistes pour un panaché de goûts et de couleurs. Nous avons réussi à n’oublier personne.
Est-ce que c’est une activité rentable ?
On commence à être équilibrés, mais je ne dirais pas que c’est rentable. C’est toujours difficile vu que les flux sont imprévisibles. Cependant nous sommes sur une pente ascendante.
Quelle relation entretenez-vous avec les gens de la station ?
On leur permet de prolonger leur saison, alors je dirais de mieux en mieux. Il reste des réticences mais il s’avère difficile de contenter tout le monde. Nous avons eu la chance à nos débuts d’être soutenus par une poignée de gens qui ont cru en nous et qui n’ont pas suivi le mouvement de masse hostile.
Comment voyez-vous l’avenir ?
On est reparti pour de nouvelles aventures. On veut faire mûrir le festival, chercher à se stabiliser tout en se développant. Et bien sûr, on désire collaborer sur un tas de projets, le prochain étant de manager un artiste local.
Quel est à votre avis le point fort de votre festival et à l’opposé son point faible ?
Le point fort est que l’on offre de réelles vacances musicales aux visiteurs, ils se sentent ailleurs. Le cadre permet un détachement total de la routine. Notre point faible est peut-être ce petit côté adolescent qui veut aller plus vite que la musique, qui veut s’émanciper alors qu’il lui reste encore des choses à apprendre.
Alors, BON festival à tous ! N’oubliez pas qu’un BON festival c’est surtout un BON public et de BONS festivaliers. Embarquez votre bonne humeur, votre conscience verte, pensez à remplir les voitures, et construisez-vous des souvenirs inaltérables, c’est ce qui remplit une vie.
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Modernity
Que ce soit au niveau de la décoration, du lieu ou des exhibitions, Modernity est à la pointe. Les concepts qu’ils présentent sont toujours épatants et les détails soignés. Laissez-vous guider par l’électro sur les plus beaux sommets alpins.
Dans le cadre du Caprices Festival, depuis trois ans, les événements Modernity sont réputés intenses. Au milieu des pistes, les dance-floors volent la vedette aux terrasses. Les concerts sont sold-out deux jours après leur annonce, et plus de 1000 clubbers rendront l’atmosphère électrique. Ces soirées sont ainsi faites pour vous surprendre et le cadre sublime les performances des artistes. A consommer en oubliant la modération.
Sept heures radicales d’électro dans un climat jubilatoire, c’est ce qui attend les chanceux possesseurs du sésame. Et pour les laissés pour compte, cette année il se dédouble ! Le vendredi 8 et le samedi 9 avril, à 2200 mètres d’altitude, les DJ’s feront exploser les décibels et régaleront les fêtards. La programmation pointue nous offrira les performances live de Stacey Pullen (USA), Guy Gerber (ISR),
Guillaume & The Coutu Dumonts (CAN), Mathew Jonson (CAN) et Margaret Dygas (POL). Et la fête continuera dans la soirée, à l’intérieur des clubs du festival, avec les shows de Dubfire et Mad Mike Banks, fondateur du label Underground Resistance !
Ce qui veut dire qu’une deuxième chance est offerte de faire partie du mouvement! Alors que faites-vous encore là ? Arrêtez de lire cet article bon sang ! Il n’y a qu’un nombre limité de places sous la tente !
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