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FAMILY AFFAIRS

Des vêtements qui rendent heureux
Par Cindy Schrepfer | Photo : Nina Egli & Family Affairs
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Un tandem de designers mère-fille ! Difficile à imaginer, quand je pense aux conversations mode que j’ai avec ma mère. Mais Nina et Kaja Egli soignent un autre type de relation, et c’est pleines de passion qu’elles conçoivent leurs vêtements et bijoux. De New York – où elle a son atelier – la fille, Nina, envoie des objets qui l’inspirent par express à sa mère, Kaja, à Berne.

En s’installant à New York pour devenir comédienne, Nina réalise le rêve secret de beaucoup d’adolescents. Elle y suit les leçons de l’institut Lee Strasberg, et se met à produire des bijoux pour arrondir ses fins de mois. Ses pièces uniques, à sa grande surprise, remportent un immense succès. Plus tard, elle fera équipe avec sa mère, Kaja, créatrice de mode qui, dans les années 60, a travaillé, entre autres, pour la boutique Apple des Beatles. Leur première collection de vêtements fait son apparition comme par enchantement en 2008. Pure magie ! On jurerait que les créations Family Affairs sont faites pour se détendre au paradis tellement elles sont agréables. Les looks proposés sont faciles à porter au quotidien et à combiner, mais c’est surtout leur perfectionnisme sensuel et sexy qui leur donne leur touche finale. Les vêtements cherchent à mêler une élégance confortable à la mélancolie urbaine.

L’actuelle collection été 2011, Ocean Lemonade, amène avec elle un véritable sentiment d’insouciance estival, très sud de la France. Les noms enchantent autant que les vêtements : « Honey Pie Shorts » ou « Milky Way » célèbrent littéralement les créations par un enjouement enfantin.

Family Affairs, le nom évoque votre relation mère-fille, je suppose ?
Nina : Exactement. Family Affairs vient de la relation familiale au sein de l’entreprise. L’idée du nom m’est venue dans un café à Brooklyn, en gribouillant des esquisses sur un dessous de verre. Family Affairs avait quelque chose de séduisant, graphiquement parlant, et un côté mafieux et « old school ».

Mère et fille ne doivent pas toujours être d’accord. Est-ce que vous vous êtes réparti les tâches ? En quoi est-ce que vous vous complétez dans le travail créatif ?
Non, nous ne sommes pas toujours d’accord, mais nos différends nous font avancer. Souvent, j’ai envie de couper les vêtements plus court. Elle dit alors avec humour que la personne qui les portera risque de prendre froid. Mais dans l’ensemble, nous nous complétons parfaitement et nous échangeons nos points de vue de manière intensive.

J’associe Family Affairs à des mots comme sensualité, féminité et naturel. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette description ? Comment vous définissez-vous ?
C’est exactement ça ! Il est question de se sentir bien dans ses vêtements. Le confort est important, mais le style l’est tout autant. Family Affairs véhicule une conscience de soi tout en légèreté, une élégance pleine d’humour et un enjouement très classique.

Quel est le thème de la collection printemps 2011 ? Quelle est son inspiration ?
L’insoutenable légèreté de l’être, le sud de la France et Jonathan Richman. Les voyages dans un train de nuit en été, avec l’ensemble de la collection rangé dans un petit coffre ancien. Ocean Lemonade est une collection pour dormir sous un arbre, au soleil, comme pour faire la fête une nuit entière à Saint-Tropez.

Est-ce que vous suivez la tendance de la production éthique ?
Oui, bien sûr. Nous produisons à New York dans un petit atelier raffiné, pas dans un sweatshop. Je suis fière de faire partie du Garment District new-yorkais.

Juliette Lewis, Micha Barton et Scarlett Johannson se baladent dans vos créations. Tu dois te sentir honorée. Qu’est-ce qui te rend le plus fier ?
Chaque nouvelle collection me procure un sentiment de fierté. C’est le cas aussi quand quelqu’un me confie que l’une de nos pièces est devenue son vêtement préféré.

Dans le domaine de l’architecture et du design, les devises telles que « back to the roots/nature » et « less is more » sont établies depuis longtemps déjà. Mais que fait la mode ?
Je pense que « less is more » et « back to the roots » sont également des devises très prisées en termes de coupe, tissu et d’image. A mon avis, un vêtement vit par son essence, non pas par une surcharge de détails. En mode, on revient à quelque chose de plus simple et détendu, ça me plaît.

Nina, merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous parler en pleine Fashion Week new-yorkaise. En déclarant que les vêtements doivent rendre heureux de jour comme de nuit, Nina fournit la conclusion parfaite. J’imagine que les stars comme Juliette Lewis, Micha Barton et Scarlett Johannson aiment faire remarquer Family Affairs.

toujours-toi-family-affairs.com

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