DE   FR   EN  

RADI TABASCO

LE DJ QUI MONTE ET QUI DÉMONTE !
Par Ismael Tlili – Photo: Benny
raditabasco
AVEC POUR HABITUDE DE RETOURNER LES DANCEFLOORS ET D’ENTRAÎNER LES PLUS HÉSITANTS DANS LA FRÉNÉSIE, RADI TABASCO EST SANS DOUTE LA COQUELUCHE LAUSANNOISE DE LA HOUSE. SANS PRÉTENTION, SON NOUVEAU MORCEAU, LIBERATION, A DE QUOI CHAMBOULER LES NOCTAMBULES LES PLUS AVERTIS DU GLOBE.

Faire sa place dans le monde de la nuit n’est pas chose facile. Mais grâce à son sens du rythme, Radi Tabasco a su prendre la vague. Auteur de plusieurs tubes, maintes et maintes fois échangés par portables et repris par d’autres, il a fait passer son message : «Lausanne, c’est la M**** !». Cette fois-ci c’est dans un tout autre registre qu’il fait du bruit. Ses sonorités sont recherchées et les featurings saisissants. Il est, entre autres, sélectionné pour la prochaine compilation de Buddha Bar, son nouvel opus le propulsant outre-Atlantique. Des remixes new-yorkais sont en cours.

Il entre sur scène au MAD en se faisant confier la première partie des soirées Blade Runner. Son style allant de pair avec un humour en décalage, il se fait repérer et ancrer derrière les platines. A présent résident, il envoie les clubbeurs au tapis avec ses mix fracassants. Nous l’avons rencontré.

Pour les néophytes, comment en es-tu venu à mixer ?
C’était pendant une soirée. Je devais avoir 18 ans. Le DJ trop bourré s’est effondré et j’ai pris la relève. A ce moment j’ai pris goût à faire danser les gens. J’ai continué et de fil en aiguille je me suis retrouvé ici.
Qu’est-ce qui fait un bon DJ aujourd’hui ?
Vu qu’actuellement la musique électronique est accessible à tous (iTunes, Beatport, etc.), n’importe qui peut se proclamer DJ. Il faut savoir se démarquer, que ce soit musicalement et visuellement. Les gens veulent aussi voir un show. Et même avec tout ça, il faut beaucoup de travail et avoir ce petit truc en plus.
Qu’est-ce qui t’a permis de percer en Suisse ?
Le fait d’avoir mixé avec les plus grands DJ (Sanchez, Morales, …) m’a permis d’acquérir une grande expérience. A présent je cherche à amener ma pierre à l’édifice. Il faut déconner tout en étant sérieux, et quoi que tu fasses, cela doit être abouti.
Comment tenir la longueur dans un monde qui avance aussi vite ?
Avec Internet maintenant tout va très vite. Il faut être vif et à l’affût de toutes les nouveautés, donc si tu ne t’endors pas, tu peux toujours être au top. Mais encore une fois, ce n’est pas parce que tu as les outils que tu vas être un bon ouvrier.
Parle-nous d’un moment mémorable derrière tes platines :
C’était après la première partie d’Erick Morillo, à l’époque numéro un. Il m’a remercié devant le public, en disant : «J’ai eu un super DJ avant moi». La reconnaissance d’un mec comme ça, c’est énorme. On a une ou deux super dates pendant l’année, et trente ou quarante où ce n’est pas aussi magique. Mais on vit pour ces dates, rares et uniques, qui vous font (nous font) décoller.
Etre un people pour toi c’est quoi ?
Un people c’est quelqu’un qu’on reconnaît à New York, Moscou ou Singapour. Quant à moi, je suis un people de la rue : on me reconnaît au Chauderon.
Comment t’est venue l’idée du lutteur de Lucha Libre dans ton clip C’est con mais c’est bon ! ?
Dans ma jeunesse j’étais fan de WWA (Ligue américaine de catch). On s’était même inventé des noms de catcheurs. J’avais ce masque, avec lequel, partout où j’allais, je «catchais» des choses : du pain, un twix, une tarte, une saucisse… Au moment où j’ai voulu raccrocher le costume, l’idée du clip nous est venue. De là tout s’est enchaîné très vite et en une journée c’était dans la boîte.
Si tu devais organiser un combat entre personnalités, qui mettrais-tu dans l’arène ?
Benicio del Toro contre Johnny Depp. Las Vegas Parano !
Un mot pour l’avenir :
Si j’ai changé, si vous avez changé, tout le monde peut changer.
Quelle est la pire question qu’on t’ait posée durant une interview ?
Pourquoi Radi Tabasco ?

Laissez un commentaire

Spam Protection by WP-SpamFree Plugin