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BLOCKBUSTERS

captain_america_ptCet été, l’aventure est dans les salles
Par Benoît Thil | Photos : © All rights reserved

Traditionnellement, les blockbusters occupent l’écran large durant la saison chaude, l’époque de l’année la plus propice à l’évasion. On n’échappera pas à la tendance cette année avec notamment trois films fantastiques aux moyens énormes, Super 8, Green Lantern et Captain America qui promettent un déluge d’action et d’émotion.

Lorsqu’on se faufile au mois d’août dans une salle de cinéma, c’est rarement pour parfaire sa cinéphilie à coups de drames psychologiques. A l’heure où le soleil qui tape fait fondre le bitume, on cherche la fraîcheur au pied de l’écran blanc, l’évasion à peu de frais aussi. Et dans ces cas-là, rien ne vaut un bon blockbuster, irréel, énorme, pour faire passer la crème glacée ou le popcorn. Cet été, le mois d’août s’annonce particulièrement corsé avec les arrivées promises de trois films placés sous le signe de l’action et du fantastique. On pense avant tout et surtout à Super 8, l’un des films les plus attendus de l’année 2011.

Situé en 1979 dans une petite ville américaine, Super 8 raconte l’histoire d’une bande de gamins qui décident de tourner un petit film en format éponyme. Las, en plein travail, ils sont les témoins d’un spectaculaire accident de train qui va bouleverser tous leurs projets. De fait, peu après la catastrophe, des phénomènes étranges et inquiétants commencent à se multiplier dans le secteur. Les rares personnes qui pensent avoir une explication sont aussitôt cataloguées comme démentes… Réalisé par JJ Abrams, l’homme prodige d’Hollywood qui se distingue aussi bien dans la production (Cloverfield), l’écriture (Armageddon) que dans la réalisation (Lost, Star Trek, Mission Impossible 3), Super 8 a également l’avantage d’être produit par Steven Spielberg en personne ce qui, dans le métier du cinéma, a valeur de consécration. Dès les premières scènes, la patte du mythique réalisateur des Dents de la mer et autres Rencontres du 3e type ou E.T. est clairement décelable, tant au niveau de la perception de la psyché enfantine que dans la capacité du récit à jouer entre psychologie poussée, climat fantastique et action de grande envergure. En dépit d’un casting dépourvu de stars à 20 millions de dollars, Super 8 a tout pour s’imposer dès sa sortie comme un de ces films phénomènes qui marquent, au pire, une année cinématographique, au mieux toute une époque.

L’ouvrage est attendu le 3 août, jour où devrait également sortir Green Lantern, adaptation spectaculaire d’un fameux DC comic. La présence derrière la caméra de Martin Campbell, le réalisateur acclamé de spectacles réjouissants tels que Le Masque de Zorro et Casino Royale (l’un des meilleurs James Bond de l’histoire), atteste du sérieux de l’entreprise. Cette histoire de super-héros, publiée pour la première fois aux Etats-Unis en 1940, a fait l’objet il y a quelques années d’un long-métrage d’animation signé Lauren Montgomery, qui n’est pas resté dans les annales. Là cependant, avec une pointure du calibre de Campbell aux commandes, le grand public ne devrait pas éprouver trop de peine à se passionner pour le destin de Hal Jordan, un pilote d’essai choisi par la confrérie d’une lointaine planète pour maintenir l’équilibre de l’univers, menacé par le terrible Parallax. Avec ses combats entre le bien et le mal portés à un échelon intergalactique, sa galerie de monstres abjects, et la belle gueule de son héros incarné par Ryan Reynolds (Wolverine, La proposition, Buried), Green Lantern peut rivaliser avec une autre adaptation de comic attendue elle pour le 17 août: Captain America.

Ce dernier film, réalisé par l’expérimenté Joe Johnston (Hidalgo, Wolfman), met en scène l’invincible patriote de la maison Marvel, apparu pour la première fois dans les pages des journaux américains fin 1940. Chris Evans (Push, Scott Pilgrim) joue le rôle de ce gringalet transformé en « musclor » par quelques cerveaux zélés de la bannière étoilée. Avec sa reconstitution soignée des années de guerre et ses tombereaux d’action, l’ouvrage fait le pari d’une esthétique vintage qui fait le charme du récent X-Men : le commencement de Matthew Vaughn. Le genre de plaisir estival qui ne se refuse pas.

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