a la recherche d’espaces libres (et d’espaces de liberté)
Par Cindy Schrepfer – Photo: © RipsOne

Sept objets dans son sac à dos : un pinceau, de la peinture acrylique, un marqueur, une bonbonne de spray, un sac de couchage, des vêtements et bien sûr, un aller simple pour Vancouver! Départ d’une chasse aventureuse aux murs qui manquent de couleur, à revaloriser par ses dessins. Lors de ce voyage en Amérique du Nord, Linus von Moos cherchera des espaces libres pour exprimer son art et des espaces de liberté pour exprimer sa joie de vivre. Il prend la route à la freestyle.
Se rendre à Vancouver, se laisser porter vers le sud au gré de ses humeurs en espérant croiser un maximum de murs blancs qui semblent n’attendre que lui… C’est sa philosophie de vie qui le fait avancer sans destination précise.
Linus von Moos, alias Ripsone de son nom d’artiste (un nom ironiquement inspiré par les travers de porc), ne veut pas être réduit à son style, et encore moins se laisser enfermer par lui. De l’enfance, il a emporté l’influence de la bande dessinée et des superhéros, de l’adolescence son amour pour la bonbonne de spray, et de son dernier job en tant que graphiste le goût pour l’illustration. C’est dans un mélange inspiré qu’il concrétise ses idées avec son talent. Dès qu’il trouve une surface blanche, brute ou insignifiante dans le paysage urbain, il se lance dans la réalisation d’une fresque, sans préparatifs, et laisse sa main guider les opérations, de mouvements nonchalants. (Lire la suite…)
Art - News - Numéro 84 - Automne 2011 -
road-trip à travers le pérou
Texte et photos par Kévin Métallier

Le skateboard et ses petites roulettes présentent la particularité de pouvoir parfois vous conduire dans des destinations aussi improbables que farfelues. Cette fois-ci, et contre toute attente, je me retrouve, à la suite d’un échange d’e-mails hasardeux, sur le continent sud-américain, au cœur du Pérou.
Arrivé à Lima, la capitale, je retrouve quatre de mes compères européens : l’Allemand Michaël Mackrodt, les Français Dany Hamard et Sam Partaix, et le Belge Phil Zwijsen. En compagnie de cette bande de bras cassés, nous allons passer près d’un mois à explorer le sud de ce fabuleux pays, à la recherche de spots en tous genres. Voici quelques petites anecdotes croustillantes qui auront marqué notre séjour… (Lire la suite…)
Numéro 84 - Automne 2011 - Voyages -
l’association suisse met les gaz et le slopestyle devient discipline olympique
Par Corinne Tâche-Berther, de l’allemand par Ismael Tlili et Anthony Tâche – Photos: Roman Eggenberger, Fabian Weber

Jamais le snowboard n’a été aussi soutenu par l’association qu’il ne l’est en ce moment. Il en est de même pour les riders de l’équipe nationale qui n’ont jamais été autant boostés. Swiss Snowboard s’est défaite de son image trop FIS pour laisser place à son authenticité. Nous avons interviewé David Hürzeler, 25 ans, attaché de presse et snowboarder.
David, tout d’abord nous désirons te faire un compliment : tu fais un job remarquable avec la presse suisse. Grâce à toi, les riders Iouri, Hitsch, Patrick, Jan, Sina et Ursina ont eu la promotion qu’ils méritaient. Et leur succès n’est pas uniquement dû à leur Audi Quattro noire. Quel est le but de Swiss Snowboard ?
Les riders de l’équipe nationale sont suivis par des coachs et des physiothérapeutes. Nous leur fournissons des biens, comme des voitures et vêtements ou encore, nous leur facilitons les déplacements en organisant pour eux les voyages et les logements. Le tout de façon à ce qu’ils soient dans une forme optimale pour la saison. Egalement, nous souhaitons bien sûr les représenter au mieux au sein des médias. Les snowboarders doivent être reconnus comme les célébrités accessibles et cools qu’ils sont réellement. (Lire la suite…)
News - Numéro 84 - Automne 2011 -
“si vous saviez, vous agiriez !”,
peter waeber
Par Cira Riedel & Corinne Tâche-Berther, traduit de l’anglais par Stéphane Robin – Photo: © Bluesign
C’est toujours très intéressant de faire le point avec Peter Weber pour savoir ce qui se passe au niveau de la production textile. Même si ça paraît encore une mission impossible pour certaines marques, il est clair qu’à l’avenir il n’y aura pas d’autre voie que celle de la production verte. Cette seconde partie de l’interview avec Peter est consacrée aux fibres et aux ressources. Merci Peter et merci bluesign de donner des ailes à tous ceux qui veulent faire un effort.
Peter, quel type de ressources les designers devraient-ils employer ?
Nous devrions penser au futur dès maintenant et réaliser que les déchets d’aujourd’hui sont les ressources de demain. Nous avons besoin de mettre en place des méthodes de recyclage au niveau mondial. Nous savons que nous faisons du bon boulot ici en Suisse, mais dans les pays émergents, d’où est issue la plupart de la production actuelle, ces systèmes sont complètement inexistants. Mais quand on pense qu’il y a plus d’or à trouver dans les déchets électroniques que dans les mines d’Afrique du Sud, on se rend mieux compte de ce que je veux dire. Par contre c’est une tout autre histoire en ce qui concerne les terres rares, dont les métaux sont utilisés dans les produits high-tech. L’indium, par exemple, ne sera plus disponible en 2025. C’est un métal rare dont on a besoin pour la fabrication des écrans. Le problème c’est que son taux de recyclage est inférieur à 1 %. (Lire la suite…)
Eco-Planet - Numéro 84 - Automne 2011 -
snowboardeuse professionnelle et inspiratrice du projet swiss snowboard girls
Par Corinne Tâche-Berther – Photo: Thomas Stöckli
Rayonnante d’une joie de vivre communicative, Ursina Haller parcourt le monde depuis 8 ans déjà pour le compte du cadre A de l’équipe nationale suisse. La jolie blonde aime ce qu’elle fait, mais ne le fait pas que pour elle. En effet, elle compte parcourir la Suisse pour convaincre toujours davantage de filles de monter sur une planche. Nous avons rencontré Ursina au restaurant Hiltl de Zurich.
Ursina, raconte-nous tes meilleurs “coups” en snowboard…
Il y en a plein. Mes meilleurs coups peuvent durer des jours entiers, quand j’essaie un nouveau trick, ou pendant une compétition durant laquelle je peux vraiment montrer ce que j’ai prévu. Ce sont des moments pendant lesquels je vais au-delà de mes limites… Et mes limites, je les redéfinis à chaque instant, jusqu’à ce que des visions plus grandes m’apparaissent. (Lire la suite…)
Interviews - Numéro 84 - Automne 2011 -