THE ART OF FLIGHT
“tout ce que l’on désire c’est perpétuer le stoke”, travis rice
Par Corinne Tâche-Berther & Ismael Tlili – Photo: Scott Serfas

Le nouveau projet de Travis Rice officie dans la catégorie des maîtres. Une toile sublime que dépeint The Art of Flight. Un shoot de plans faramineux, de tricks insensés et de talents sans limites.
Travis, d’après toi, qu’est-ce que “the art of flight” ?
J’aime l’imaginer comme un envol, une volonté de sortir du nid. On essaie simplement de vivre l’instant présent. Et l’instant présent, on le tient au creux de sa main. C’est la réaction face à l’élément qui mène à l’improvisation. Le snowboard c’est ça.
Dans cette vidéo, qu’est-ce qui est totalement frais, nouveau et inédit ?
Eh bien, on a des volcans, un condor sortant d’une chute d’eau, un ours en pleine partie d’escalade, des gloutons, des aigles et un guanaco, ce qui est extrêmement rare. Des chevaux sauvages galopant, une explosion d’avalanches et, j’allais oublier, pas mal de freeride de fou !
Qu’est-ce que tu veux montrer aux gens ? Quelles sensations veux-tu leur procurer ?
Une envie de voyager, et j’espère, un petit pincement aux fesses. On fait tout ce qui est possible pour capturer le snowboard à son apogée. Le meilleur terrain, les meilleures conditions de neige et quelques-uns des meilleurs riders au monde comme s’ils étaient à la maison. Tout ce que l’on désire c’est perpétuer le stoke. Motiver les spectateurs à se rendre dans des endroits où ils auraient toujours voulu se rendre, sans jamais avoir pris les devants. Allez snowboarder et profitez de votre vie.
Quelle caméra et quelle musique as-tu choisi pour capturer l’esprit du stoke ?
Brain Farm Digital Cinema est la raison absolue de la façon dont se présente le film. Leur bataillon de technologie et leur engagement dans ce projet est visible. La bande-son elle aussi n’a rien à envier. Elle contient des pistes de The Naked And The Famous, New83, Three Corners of the Earth, Black Angels, Sigur Ròs et des tonnes d’autres.
Raconte-nous la situation la plus folle durant le tournage…
Pour moi, un des meilleurs moments s’est déroulé dans le sud de la Patagonie, au Chili. Mark Landvick et moi sommes partis pour rider ce matin-là, et après un vol de 65 kilomètres jusqu’à une autre île, Mont Range, un vent furieux s’est levé et nous avons dû abandonner la mission. Après avoir fait demi-tour, nous avons aperçu cette gigantesque baie au sud de l’île de Nazarro. Nous avons alors fait signe à notre pilote de nous poser sur cette île de 30 km de large. Apparemment il n’y a que peu de personnes qui grimpent une semaine pour atteindre cet endroit. Nous nous sommes décidés à découvrir l’endroit et autour de nous se trouvaient d’énormes os de baleines, de différentes tailles et espèces. Nous avons même trouvé un squelette long de 3 m à moitié caché au milieu de la roche. Après coup, nous avons appris qu’il s’agit d’un cimetière de baleines où elles se rendent pour mourir, depuis des siècles. C’était une journée incroyable sans même avoir déchiré.
Quelle est la part la plus féroce de la vidéo ?
C’est difficile de faire un classement de ce film. La part de Nicolas Müller dans les Ravelstoke est certainement mon segment préféré. Il y apparaît comme un oiseau désossé, une sorte de ninja des neiges.
A quel point tout ceci influence-t-il ton esprit et ton corps ?
C’est géant d’être capable de se dépasser et d’atteindre des sommets insoupçonnés. On est satisfaits et c’est ce qui, je pense, nous maintient jeunes.
Si tu devais porter un slip sur ton pantalon pour pouvoir voler, le ferais-tu ?
Bien sûr ! Je ne porterais qu’un string s’il me faisait voler, parce qu’avoir les parties à l’air libre à 200 km/h peut s’avérer douloureux.
Est-ce que tu peux encore aller plus haut, plus loin ?
Oui, le progrès ne s’arrête que quand on a perdu son goût. Je pense que j’ai terminé ce film plus affamé que jamais.
D’où tires-tu ton énergie ? Pas seulement du Red Bull !
L’énergie afflue de partout : de la nourriture que je mange, l’humeur dans laquelle je me trouve et définitivement la bonne musique, l’équipe avec qui je shred, les conditions météo, et aussi les différents endroits dans lesquels on ride.
Où et quand pourrons-nous nous procurer le film ?
La vidéo est disponible en Blu-ray et DVD dans presque tous les snow-shops et aussi sur iTunes. Mais je dois dire que sur iTunes il n’y a aucun bonus.
Featuring
Nicolas Müller, Eero Niemela, Kyle Clancy, John Jackson, Pat Moore, Seb Toots, Bjorn Leines, Mark McMorris, Scotty Lago, Danny Davis, the Mitrani
Brothers, John Jackson, DCP, Mark Landvick et Jake Blauvelt.
Avant-première
Suisse alémanique : 14 novembre, I-Max, Lucerne
Suisse romande : 19 novembre, Slide & Sound, Martigny








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