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NICOLAS VUIGNIER

freeski, freeride, swiss ski & swatch skiers pro
Par Corinne Tâche-Berther – Photo Jeremy Bernard

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Du haut de ses 20 ans, le sympathique Nicolas Vuignier de Crans-Montana fait déjà partie des anciens du freeski. Au Chili, il a fait son entrée dans le monde du freeride en tant que rider cadet du Swatch Skiers Pro. Présentation et mise à jour.

Nicolas a grandi à Crans-Montana, où il a découvert le freeski, sa passion depuis l’âge de 12 ans, après déjà une longue expérience alpine. À cet âge-là, il se met à semer la terreur dans les parcs avec son grand frère Anthony puis, il s’inscrit pour la première fois au championnat suisse. Depuis, il progresse lentement mais sûrement sur l’échiquier du sport professionnel.

Qu’est-ce qui te fascine dans le freeski ?
Je viens du ski alpin, où tout est très carré, plein de règles. Dans le freeski, tu es libre de faire ce dont tu as envie, tu contrôles ton corps et tes mouvements à 100%, tes sens sont totalement en éveil.
Tu dis, que du haut de tes 20 ans, tu fais déjà partie des anciens… Oui, tous mes anciens concurrents sont aujourd’hui juges, coachs ou ont simplement arrêté le ski… Avec mes 20 ans, je suis un des participants le plus vieux du championnat suisse.

Que feras-tu une fois que tu auras obtenu ton diplôme ?
Peut-être que j’étudierai le graphisme, je ne suis pas sûr, mais quelque chose de créatif en tout cas ou je ferai peut-être simplement que du ski.

Qu’est-ce qu’apporte Swiss Ski aux jeunes freeskiers ?
À mon avis, Swiss Ski fait du bon travail avec nous, c’est vraiment une bonne équipe de gens motivés à pousser la scène du freeski suisse. Ils proposent d’excellents services, ils coachent les coureurs, s’assurent qu’on ne manque de rien, en plus, tous les membres du team se motivent les uns les autres. Tu verras, un tas de jeunes coureurs vont exploser ces prochaines années.

Qu’en est-il des JO 2014 à Sochi pour toi  ?
Je suis intéressé, mais bien que je préférerais le slopestyle, je ne sais pas encore si je choisirai le slope ou le pipe. De toute façon, encore faut-il que j’aie le niveau. On verra bien ce qui se passe.

Parle-nous du Swatch Skiers Cup.
Quand je suis entré en finale du Red Bull Line Catcher, Kaj est venu me voir. Il était intéressé de m’inviter au Chili, dans l’équipe européenne en tant que freeskier. Ça a été une expérience incroyable. J’y ai pris conscience de la grande différence entre freestylers et freeriders. L’ambiance était géniale ! Je me suis retrouvé au milieu des légendes du freeride et j’ai appris un tas de choses. On a passé une semaine ensemble et j’ai fait du surf pour la première fois. Tu te rends compte, surfer pour la première fois avec une telle équipe ! D’après moi, la différence entre freeride et freestyle est dans l’esprit : j’ai l’impression que les freeriders sont beaucoup plus en accord avec eux-mêmes. Chacun a sa manière, chacun a son propre style. Il n’y a qu’un seul Kaj, et qu’un seul Abma. Dans le freeski, on suit la tendance. J’ai aussi eu l’impression qu’ils s’entendent mieux entre eux que nous, dans le freeski, ils sont aussi tous très proches de la nature.

Est-ce que tu aimerais participer au Freeride Worldtour ?
Oui, bien sûr, mais l’idéal serait de jongler freeride et freestyle durant la saison. Je ne veux pas être le gars qui se met au freeride parce que je ne suis plus un bon freeskier.

Qui est-ce qui t’inspire ?
Les snowboarders plus que les skieurs, je regarde beaucoup plus de vidéos de snowboard. Des gens comme Jake Blauvelt et Nicolas Müller m’inspirent.

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans le backcountry ?
Dans le backcountry, on reconnaît les vrais skieurs, ceux qui savent vraiment skier… Pour moi, le backcountry définit le vrai sport. J’aimerais beaucoup me développer dans cette direction, mais je ne suis pas sûr que backcountry et JO font bon ménage. Mais si Salomon me demande un jour de faire plus de backcountry, je serais très intéressé.

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans le freeski et dans le freeride ?
Quand tu poses un trick ou que tu fais un beau run, tu comprends immédiatement ce que tu as appris. Pendant un run en freeride, tu as l’impression de voler et tu es envahi de bonheur. Avant le contest au Chili, j’étais un peu tendu, mais le run en lui-même était pur flow. Toute cette poudreuse, c’était incroyable. C’est là que j’ai réalisé que j’en n’avais pas assez fait ces quatre dernières années, parce que j’avais toujours trop à faire.

Tu portes toujours un casque. T’es-tu déjà blessé ?
Une fois, je me suis cassé douze morceaux de dents avec mon propre genou. Il fallait que ça arrive à moi, moi qui déteste le dentiste ! Mais ce n’était pas trop grave, une semaine plus tard j’étais à nouveau debout sur mes skis. Je peux m’estimer heureux, comparé à d’autres accidents bien plus graves.

Nicolas est sponsorisé par Oakley et Salomon.

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