ASSASSIN’S CREED: REVELATIONS
AU CŒUR DE CONSTANTINOPLE
Par Didier Bonvin
EN 2007, UNE NOUVELLE FRANCHISE FASCINE LES JOUEURS. MYSTÉRIEUX, ENVOÛTANT ET IMPOSSIBLE À LÂCHER, ASSASSIN’S CREED ÉTALE AU GRAND JOUR LE SAVOIR-FAIRE D’UBISOFT. TRENTE MILLIONS D’EXEMPLAIRES VENDUS PLUS TARD, LA QUATRIÈME MOUTURE ATTEINT UN ABOUTISSEMENT.
Marqué par le temps et les batailles, Ezio (le héros des deux derniers épisodes) arbore la cinquantaine assumée. Le symbole d’une expérience redoutable. Notre héros italien dispose désormais du titre de Maître-Assassin. Des qualités indispensables pour suivre les traces de son aïeul, Altaïr (héros du premier épisode durant les Croisades), dépositaire d’une bibliothèque secrète. Pour y accéder, Ezio part à la recherche de cinq clés enfouies au cœur de Constantinople (baptisée Istanbul depuis 1930). Pas de surprise notable dans un scénario qui n’oublie pas l’amour, la trahison et les complots.
La marque de fabrique d’Assassin’s Creed depuis ses débuts se reconnaît dans la place occupée par l’exploration des cités et la contemplation. Constantinople sied à merveille à ces activités grâce à une réalisation de haute volée. La ville grouille toujours plus de vie et les tons ocre-orangé donnent un côté plus chaleureux à l’ensemble. C’est indiscutable, il fait bon arpenter les artères tortueuses de la ville et certains ne manqueront pas de reconnaître le fameux hippodrome ou la basilique Saint-Sophie.
La cité se divise toujours en quartiers dont le principe des tours Borgia de Brotherhood a été conservé. Il faut donc exécuter le chef de ce quartier puis allumer la tour afin d’en prendre le contrôle. Plus tard, les templiers peuvent contester l’appartenance de ce quartier. Pour vous défendre, une séquence stratégique (genre Tower Defense) demande à Ezio de placer ses hommes à différents endroits pour repousser les assaillants. Sympa mais pas indispensable.
Ezio n’a rien perdu de son habileté malgré les années (bien que 52 ans soit un âge avancé pour l’époque). Toujours aussi fluide, son adresse féline peut s’appuyer sur le nouveau crochet. En plus d’être utile dans le corps à corps, il permet au héros de se déplacer plus rapidement par les toits en utilisant des tyroliennes.
Autre nouveauté, les bombes. Elles agissent par l’intermédiaire de boîtes éparpillées dans la ville, et le héros les fabrique lui-même après avoir récupéré les différents ingrédients durant l’aventure. Les bombes se divisent en trois sortes (mortelles, tactiques et diversion) auxquelles s’ajoutent, par exemple, des effets fumigènes ou bruyants afin de déstabiliser l’adversaire.
Le mode multi-joueurs, déjà présent dans l’épisode précédent, s’enrichit encore avec le match à mort et la capture de drapeau (Artifact Assault). Des dizaines d’heures de plaisir pour les adeptes du jeu à plusieurs en ligne, qui permet de ne pas singer ce qui se fait déjà dans le domaine (Call of Duty et compagnie).
Assassin’s Creed Revelations ne bouscule pas les fans de la série mais rend une copie de qualité malgré une durée de vie un peu courte (une quinzaine d’heures pour l’histoire). Un titre indispensable pour les fans, mais la série devra se remettre en question à l’avenir, afin de ne pas tomber dans le ventre mou du classement des incontournables.
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Système: PlayStation 3, Xbox 360, PC Age: 18+ Evalutation: 5/6 |










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