nico’s way
Par Nicolas Müller – Photo: Andy Wright

D’après un chercheur scientifique, on trouve les mêmes minéraux sur le lieu où l’on vit que sur le lieu où l’on est venu au monde. Est-ce pour cela qu’il y a autant de zurichois ici ? Mise à part la blague, moi aussi, je suis né à Zurich.
Laax a de nombreuses facettes, Laax est international, et Laax est freestyle. Reto Gurtner le dit lui-même : nous sommes libres et nous avons du style. C’est par cette vibe que j’ai été attiré en 1994. Le week-end lors duquel j’ai pris le chemin de Laax pour la première fois avec mon père aura changé ma vie. Assis sur le télésiège Curnis-Crap Sogn Gion, je ne me doutais pas encore que je verrais quelque chose qui me ferait vibrer pour les 20 prochaines années : le halfpipe en dessous du légendaire café No Name. Je sentais l’énergie du lieu m’envelopper. (Lire la suite…)
Numéro 85 - Hiver 2011-12 - Open Letters -
tout pour la nature
Par Claude-Alain Reichenbach – Photo: © Boris D. Lutz

Il y a des réalités auxquelles nous ne pouvons échapper. Notre planète se réchauffe et cela met l’existence même de notre sport en danger. l’activité humaine ne respecte plus les règles du jeu. L’air des temps modernes qui emporte tout sur son passage à grands coups d’égaux et de réussite à n’importe quel prix s’est malheureusement immiscé à la montagne. C’est pour cette raison que nous avons créé BioSkieur, afin de démontrer qu’il est possible à n’importe quelle échelle de revenir à des valeurs plus naturelles.
Nous formons donc un groupe de freeriders “verts” composé de Claude-Alain Reichenbach et de William Cochet, créateurs du mouvement il y a trois ans et vieux amis dans la vie, et sur les planches, et le petit dernier, Dagobert Eigelsreiter, prônant fièrement la même mentalité. Franco-suisses et partiellement autrichiens, nous souhaitons prêcher la bonne parole dans un milieu si proche des éléments et pourtant si éloigné de par son fonctionnement. (Lire la suite…)
Numéro 85 - Hiver 2011-12 - Open Letters -
forme d’expression d’activités positives
Par Gigi Rüf – Photo: Scott Sullivan

“Pour moi, le freestyle est une forme d’expression d’activités positives, la possibilité de faire quelque chose à sa manière et par pure passion. Il relève de la magie, car il est un moyen d’impressionner les gens.”
L’expression “freestyle”, je ne l’avais pas comprise d’emblée. La première fois que j’ai rencontré un snowboarder, il y avait pas mal à apprendre et à trier, tant son phrasé ressemblait à une explosion de mots qui m’étaient inconnus.
Si je comprenais bien, “freestyle” était le terme générique qui englobait différents grabs et tricks, que je voulais d’ailleurs apprendre à maîtriser. Pour ça, il fallait se procurer une planche aux extrémités relevées et des softboots. Le vocabulaire jaillissait de catalogues comme Buyers Guides. (Lire la suite…)
Numéro 84 - Automne 2011 - Open Letters -
Par Ela, de l’anglais par Ismael Tlili – Photo: © Timo Jarvinen/Quiksilver
Je me remémore une période, quand j’avais autour de 14 ans et que mes pantalons étaient si bas que courir pour prendre mon bus était une catastrophe. Je me demande aujourd’hui, une bonne dizaine d’années plus tard, comment ai-je pu être aussi ridicule. Je me trouvais si cool. Des baggys en bas des fesses, un hoodie gigantesque suspendu à mes épaules, un bonnet qui me couvrait le visage et rien d’autre que le snowboard à l’esprit.
A l’époque je pensais que mes parents étaient complètement nazes, et ma sœur itinérante aussi. Mais aussi que le monde était à mes pieds. J’avais tellement de projets incroyables pour ma vie. A plusieurs moments ce fut d’aller passer une année à Whistler, Mammoth ou Tahoe, parce que ces endroits avaient l’air si magiques dans mes lectures favorites (n’importe quel magazine de snowboard), d’un haut niveau littéraire en effet. La vie était un jeu. Du snowboard et des fêtes toute la sainte journée. Trash, les Wildcats, Forum 8, le Grenade Crew : n’importe où ils allaient c’était l’éclate. (Lire la suite…)
Ela - Numéro 84 - Automne 2011 - Open Letters -
Quoi de neuf à l’Est ?
Par Yves Blanc | Photos : Shutterstock

Qu’est-ce qui a justifié la suspension du trafic aérien, pendant 90 minutes, dans un aéroport du fin fond de la Russie, par une belle nuit d’hiver, dans la steppe de l’Altaï ?
21 janvier 2001, aéroport de Barnaoul, Sibérie méridionale, 20h20 (heure locale). Le soleil vient de se coucher quand apparaît dans l’axe de la piste une sphère multicolore, parfois rouge, parfois verte. La couleur du halo qui l’entoure évolue dans la gamme de l’arc-en-ciel. Les contrôleurs de l’aéroport observent avec stupeur cette lueur incompréhensible. Plusieurs membres du personnel au sol scrutent le phénomène aux jumelles. L’avion-cargo qui s’apprête à décoller, un quadriréacteur Ilyoushine, est contacté par la tour de contrôle qui lui demande de suspendre la procédure de décollage en raison de la présence d’un phénomène lumineux en vol stationnaire dans l’axe de la piste. (Lire la suite…)
Open Letters - People 76 - Juillet 2011 -