if you listen to your earth, you’ve got to listen carefully
Par Ela - Photo: © Timo Jarvinen/Quiksilver

Est-ce que vous avez déjà remarqué le nombre de livres qui se rapportent “ au soi ” sur les étagères des librairies du pays ? Eh bien, il y en a un sacré lot ! La confiance en soi en sept jours, La découverte du vrai soi, La féminité en soi… Je n’ai pas une très haute opinion de cette obsession nombriliste.
D’ailleurs, j’ai lu récemment que cette fixation sur le soi a un rapport direct avec le problème du mal-être occidental et participe de manière significative à notre taux de suicide élevé. Mais malgré mon aversion, je dois tout de même avouer que fouiner dans ce type de littérature m’amuse au plus au point. On y trouve des phrases comme : “ Aime-toi toi-même, et peu importe avec qui tu es marié ” ou “ Ecoute-toi, et tu pourras construire une formidable amitié avec la personne la plus importante au monde – toi-même ”. Cette dernière phrase m’a définitivement convaincue de me sacrifier sur l’autel du test personnel pour le bien de cette chronique, et de renoncer à ma première idée : consacrer le papier à ma tante écolo qui s’était engagée pour la taxation des sacs-poubelle à Zurich dans les années 90 (Je tiens tout de même à profiter de l’occasion pour lui rendre honneur). (Lire la suite…)
Ela - Numéro 83 - Eté 2011 - Open Letters -
Par Menno Labruyère – Photo Doodah

IL Y A FORT À PARIER QUE SEULS LES SERVICES DE GOOGLE EARTH CONNAISSENT LE NOMBRE DE DOMAINES SKIABLES QUI POSSÈDENT LEUR PROPRE PARC. “DOODAH PARK CHECKOUT” FAIT MIEUX, EN S’INTÉRESSANT À LEUR QUALITÉ PLUTÔT QU’À LEUR QUANTITÉ. C’EST L’IMAGE D’UN EXPERT À LA CRAVATE PARFAITEMENT NOUÉE (Lire la suite…)
Numéro 82 - Février 2011 - Open Letters -
Par Ela – Photo: Timo Jarvinen/Quiksilver

POURQUOI LE MONDE EST-IL EN PERMANENCE SOUS STRESS ? JE SAIS BIEN QU’IL NE S’AGIT PAS D’UN PHÉNOMÈNE NOUVEAU, MAIS DANS MON CERCLE D’AMIS ET DE PROCHES, IL PREND DE NOUVELLES PROPORTIONS, DES TRAITS INQUIÉTANTS QUE JE NOMME “PROFILAGE DU STRESS”.
C’est presque comme la prophylaxie du stress, sauf que c’est différent. Contrairement à la prophylaxie du stress, le profilage du stress ne cherche pas à réduire le stress auto-infligé, mais l’encourage, ou cherche à le valoriser. (Lire la suite…)
Numéro 81 - Novembre 2010 - Open Letters -
„whatever tomorrow brings, i’ll be there with open arms and open eyes.“ incubus
Par Andreas Roth, de l’allemand par Mourad Moussa – Photo: © Lorenz Richard
Nous vivons dans une époque intensive. Dans la plupart des pays riches d’Europe, notre génération court et se laisse porter à travers la vie. D’abord l’industrialisation, puis la mobilité et enfin, la communication : les ères se relayent en deux temps trois mouvements. Il y a à peine dix ans, j’utilisais encore un enregistreur-cassette. Aujourd’hui, je peux repérer la meilleure pizzeria du moindre bled le plus reculé grâce à mon iPhone.
Nous nous portons mieux que jamais. Les problèmes qui nous préoccupent sont ceux des privilégiés : problème de synchronisation d’un iPod, magasins fermés, augmentation du prix de l’essence, factures de portables trop élevées… Nous devons être conscients que nous vivons dans la Champions League du luxe. Nous ne sommes jamais confrontés au moindre problème essentiel. Les besoins élémentaires, la nourriture, l’éducation, la sécurité ou le logement sont faciles à satisfaire. (Lire la suite…)
Numéro 81 - Novembre 2010 - Open Letters -
Par Ela – Photo: © Quiksilver/Timo Jarvinen

Si l’on considère le milieu branché dans lequel j’évolue, je mériterais un prix. L’iPhone constitue indéniablement une sorte de garantie de qualité pour le hippster 2.0, catégorie dans laquelle je nous range volontiers, mes amis et moi. En ne me le procurant que récemment, j’ai vaillamment résisté à la pression sociale qui avait déjà fait plier toutes les victimes de la mode qui m’entourent depuis trois ans.
Ce n’est pas pour une question d’argent que je n’ai pas fait le saut plus tôt. Il y a un an déjà, j’avais l’intention de m’acheter un iPhone, mais le vendeur dans la filiale de l’opérateur téléphonique était tellement peu serviable que j’ai changé d’avis juste avant de conclure le contrat. Il avait la fâcheuse manie de regarder les passants à travers la vitrine tout en me conseillant. Intolérable ! J’en étais réduite à faire des mimiques de pantin pour attirer son attention. Cet imbécile fixait le monde en m’ignorant et en prenant une pose de grand philosophe. La situation m’était tellement désagréable que j’ai décidé de le punir en l’abandonnant, ma commande presque passée. (Lire la suite…)
Ela - Open Letters - People 72 - Octobre 2010 -